Les clubs belges ont affûté leurs lames

Cela va swinguer sec ce week-end aux quatre coins du Royaume, lors des traditionnels Interclubs nationaux qui réunissent cette année la bagatelle de 330 équipes au sein de 43 séries. Pour la deuxième année consécutive, ces Interclubs ont repris leur place en début de saison. Vu le succès de l'an dernier, la formule de l'épreuve a été remise sur pied, celle-ci respectant la logique sportive.

Hugues Feron
Les clubs belges ont affûté leurs lames
©Johanna De Tessieres

Cela va swinguer sec ce week-end aux quatre coins du Royaume, lors des traditionnels Interclubs nationaux qui réunissent cette année la bagatelle de 330 équipes au sein de 43 séries. Pour la deuxième année consécutive, ces Interclubs ont repris leur place en début de saison. Vu le succès de l'an dernier, la formule de l'épreuve a été remise sur pied, celle-ci respectant la logique sportive.

A savoir que ce seront les équipes qui ont remporté leurs deux rencontres, ces samedi 23 et dimanche 24 avril, qui se retrouveront lors des finales se déroulant quant à elles le samedi 30 avril (au Zoute pour les Divisions 1 des diverses catégories), tandis que les équipes ayant perdu leurs deux matchs seront irrémédiablement reléguées.

En Messieurs I, la catégorie reine par excellence, les débats n'ont jamais été aussi ouverts. «Tous les clubs de D 1 possèdent dans leurs rangs des jeunes joueurs qui montent. Dans ce cadre, il n'y a plus de match facile, et nous nous méfierons dès samedi de Rinkven du côté d'Hulencourt...», nous commente Baudouin Nagelmackers, capitaine d'une équipe du Ravenstein qui avait renoué l'an dernier avec le titre national après 25 ans de disette.

Il est vrai les promus anversois de Rinkven seront loin d'être des oiseaux pour le chat, puisqu'ils alignent dans leurs rangs, outre Stefan Boschmans, les jeunes Dimitri Van Doren et Gommaar d'Hulst, issus du sport-études à Hasselt. «Et si nous passons cet écueil, notre demi-finale ne sera pas facile non plus, puisque le Royal Antwerp (avec Hervé Gevers et Frédéric de Vooght) ou le Limburg (très homogène) sont aussi très forts! La période où le Ravenstein et le Waterloo dominaient tout le monde est désormais révolue...», conclut M. Nagelmackers, dont l'équipe sera identique à celle de l'an dernier.

Même son de cloche du côté du Waterloo, où le capitaine Alain Eaton se montre aussi prudent. «Notre match d'entrée contre les promus de Keerbergen, qui alignent Didier Dijkmans et la famille Dhondt, s'annonce très disputé», nous commente-t-il. «Notre équipe est cependant plus forte que l'an dernier, en étant poussée par les jeunes tels Gaël Seegmuller, Guillaume Watremez, Pierre et Jean Relecom. De là à prétendre que nous obtiendrons notre 30e titre cette saison, il y a un pas que je ne franchirai pas! Notre demi-finale éventuelle, normalement contre le Sart-Tilman de Pierre Thomas, ne sera pas non plus aisée du côté de Rigenée»

Côté féminin, les Waterlootoises seront les favorites numéro un à la succession des Nivelloises de La Tournette. Rigenée (avec Bénédicte Toumpsin) et le Hainaut peuvent également avoir leur mot à dire, de même que les... promues du Ravenstein et de l'Antwerp, des équipes composées d'une nouvelle génération de golfeuses aux dents longues...

© Les Sports 2005


Le Ravenstein défend son titre La finale 2004 des Interclubs, disputée sur le parcours du Royal Golf Club du Zoute, avait opposé les deux grands favoris du Waterloo et du Ravenstein, qui s'étaient débarrassés -non sans mal- de leurs adversaires lors des deux tours précédents. Les Brabançons, qui étaient sur une voie royale dans la conquête de leur 30e titre après avoir remporté en play-off les deux foursomes matinaux, s'étaient cependant fait surprendre l'après-midi par les joueurs de Tervuren. Cédric de Woot prit ainsi la mesure de Marc Mortier (3/2), David Van Rycke de Pierre Relecom (3/2) et Edouard du Monceau du joueur du Belgian Team Gaël Seegmuller (2/1) au terme d'une partie disputée sous le par. Si le revenant Philippe Vanhemelen fut battu sur le fil par Sébastien Wulf (1up), le jeune Alban Lammens (16 ans à l'époque) apporta le point décisif face à l'expérimenté Michael Jones, en réalisant le par au 20e trou de son single alors que le Waterlootois ratait son putt. Ce qui permit au Ravenstein de remporter son 24e titre... 25 ans après le dernier, en 1979 au Bercuit. Du côté féminin, le Royal Waterloo avait subi également les affres de la défaite contre les Nivelloises de La Tournette (5-2), fort déforcées cette année suite au départ de nombreuses joueuses.