"Mon putting m'a laissé tomber"

Aucun joueur Belge n'a obtenu sa carte pour l'European Tour 2008. Nicolas Vanhootegem, qui l'avait ratée de justesse en terminant 21 e du Challenge Tour 2007, a été éliminé en finale de la Qualifying School, terminant 116 e dimanche à San Roque (73-74-72-75, +6). Il nous a accordé un entretien ce mardi, alors qu'il s'occupait de son fils William, né le 9 octobre dernier.

Hugues feron

Aucun joueur Belge n'a obtenu sa carte pour l'European Tour 2008. Nicolas Vanhootegem, qui l'avait ratée de justesse en terminant 21 e du Challenge Tour 2007, a été éliminé en finale de la Qualifying School, terminant 116 e dimanche à San Roque (73-74-72-75, +6). Il nous a accordé un entretien ce mardi, alors qu'il s'occupait de son fils William, né le 9 octobre dernier. Un bonheur familial qui l'aidera certainement à se ressourcer pleinement et à relativiser sa déception, avant de repartir de l'avant.

Nicolas, avec quelles sensations avez-vous abordé la Qualifying School ?

J'y suis allé pour vraiment bien faire les choses, en faisant abstraction de tout ce qui s'était passé auparavant. Mais les choses n'ont pas tourné comme il fallait. Mon jeu n'a jamais été exceptionnel durant la deuxième moitié de la saison. C'est surtout mon putting qui m'a laissé tomber. C'est aussi la preuve que j'ai encore beaucoup de boulot devant moi.

Avez-vous cru trop rapidement cette année que votre carte pour l'European Tour était dans la poche ?

Ce n'est jamais dans la poche tant qu'on n'est pas dedans mathématiquement ! En 2006, il fallait 53000€ de prize-money pour terminer dans le Top 20, et j'avais fixé cette barre à un peu plus de 55000€ cette année. Suite à mon succès au Telenet Trophy à Waterloo en mai, il me restait donc encore au moins 17 000€ à prendre pour l'atteindre. Je savais donc qu'il fallait encore jouer, d'autant que je m'étais fixé le Top 10 final comme objectif personnel ! J'ai tout fait pour y parvenir. Mais cela n'a pas marché.

La différence par rapport à vos concurrents directs sur le Challenge Tour, c'est que vous avez joué moins (16 tournois contre une moyenne de 21 pour les autres). Est-ce une des raisons de votre échec ?

Ce n'est pas si évident que cela ! J'avais décidé dès le début de saison de jouer moins, afin d'être plus performant à chaque tournoi, abordé à chaque fois à 100 pc physiquement et mentalement. Cela permet de dépenser moins d'énergie... et moins d'argent, tout en gagnant plus ! A ce niveau, je suis juste rentré dans mes frais.

Qu'allez-vous travailler pour améliorer encore vos résultats et retrouver le circuit européen ?

Outre un entraînement physique cet hiver, c'est surtout l'entraînement psychique que je vais travailler afin de ne plus avoir le moindre doute. En tant que golfeur, on est très attaché à obtenir sa carte pour l'European Tour. Il faut cependant parvenir à être détaché du résultat, afin d'avoir moins de pression et de ne pas forcer son jeu. Nous avons tous un potentiel bien présent, mais celui-ci ne se développe pas si on n'est pas totalement relâché. Dans ce cadre, il faut être très fort en début de saison pour assurer sa carte le plus vite possible.

Quand allez-vous débuter votre saison 2008 ?

Je ne sais pas encore. Peut-être en Amérique du Sud au début de l'année. Mais je jouerai en tout cas plus, ou du moins quelques tournois en plus. Alors que le Challenge Tour ne recommence véritablement qu'en avril en Europe, je disputerai peut-être aussi auparavant l'un ou l'autre tournoi dans lesquels je pourrai rentrer sur l'European Tour. Cela me servira de test psychologique. Mais j'essayerai aussi d'y prendre ma chance, alors que cela peut tourner très vite en golf.