Tiger Woods et puis les autres

Sa première moitié de saison fut marquée par des événements familiaux triste - le décès de son père - et heureux - la naissance de sa fille. Un moment déconcerté, Tiger Woods a vite retrouvé toute sa concentration. Et, à l'arrivée, le n° 1 mondial a terminé l'année au sommet de son art, s'adjugeant quatre des cinq derniers tournois auxquels il a participé : le WGC Invitational à Firestone, l'USPGA à Southern Hills, le BMW Championship à Cog Hill et le Tour Championship à East Lake.

miguel tasso
Tiger Woods et puis les autres
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bilan

Sa première moitié de saison fut marquée par des événements familiaux triste - le décès de son père - et heureux - la naissance de sa fille. Un moment déconcerté, Tiger Woods a vite retrouvé toute sa concentration. Et, à l'arrivée, le n° 1 mondial a terminé l'année au sommet de son art, s'adjugeant quatre des cinq derniers tournois auxquels il a participé : le WGC Invitational à Firestone, l'USPGA à Southern Hills, le BMW Championship à Cog Hill et le Tour Championship à East Lake. Deuxième du Masters (derrière son compatriote Zach Johnson) et de l'US Open (derrière l'Argentin Angel Cabrera), l'Américain a, une fois encore, dicté sa loi. En 2007, il a pris part à 16 tournois. Il en a remporté sept et a terminé douze fois dans le Top 10 (dont trois fois à la deuxième place), engrangeant plus de 10 millions de dollars de gains.

Sa moyenne de score en dit long sur la qualité de ses coups : 67 ! Ce sont des statistiques époustouflantes dans un sport où il est particulièrement difficile de conserver son meilleur niveau. Mais où s'arrêtera le héros black des greens ? Le voilà désormais à la tête de 13 tournois du Grand Chelem, à cinq petites longueurs de Jack Nicklaus, recordman absolu. Il est d'ores et déjà écrit que, tôt ou tard, le "Tigre" rejoindra et dépassera son maître. De son propre aveu, il n'a jamais joué aussi bien qu'en cette fin de saison 2007. Au talent pur et à la force athlétique, il ajoute désormais une grande maîtrise technique et tactique qui lui permet de contrôler à la fois son jeu et ses adversaires.

"J'ai dix ans de professionnalisme derrière moi. Mes capacités d'adaptation aux situations et aux parcours se sont améliorées", dit-il. Tiger Woods fêtera son 32e anniversaire le 30 décembre prochain. Pour un golfeur, c'est l'âge de la maturité. C'est le début des belles années !

Mondialisation

Ses adversaires s'efforcent de ne pas se résigner. Ils savent que, lorsqu'il est en état de grâce, Tiger Woods est intouchable. Mais ils s'accrochent et élèvent également leur niveau. Il fut une époque où le golf mondial se limitait à un duel entre joueurs américains et européens. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. On retrouve, dans le Top 20 mondial, trois Australiens (Adam Scott, Geoff Ogilvy et Aaron Baddeley), deux Sud-Africains (Ernie Els et Rory Sabattini), un Sud-Coréen (KJ Choi), un Argentin (Angel Cabrera) et un Fidjien (Vijay Singh). Cette mondialisation donne une nouvelle dynamique et crée de nouvelles vocations. Le golf est désormais un sport planétaire, que l'on pratique du pôle Nord à la Terre de feu avec la même passion. La victoire de l'Argentin Angel Cabrera lors de l'US Open a été fêtée dans les rues de Buenos-Aires comme un triomphe de Maradona en football ! Et l'éclosion de joueurs comme le Colombien Camillo Villegas ou l'Argentin Andres Romero est riche en lendemains qui chantent.

Le continent asiatique produit également de nombreuses valeurs sûres qui progressent à grands pas sur les différents circuits : les Japonais Taniguchi et Katayama, l'Indien Jeev Milkha Singh, le Coréen Yang-Jong Eun figurent dans le Top 100 mondial. Et que dire des golfeurs australien ou sud-africain, plus présents que jamais dans le Top 50. Même la Chine s'éveille aux joies du swing. Elle organise de nombreux tournois internationaux et forme de plus en plus de pros de qualité.

Voilà les Américains prévenus : ils occupent toujours les quatre premières places de la hiérarchie mondiale (Woods, Mickelson, Furyk et Stricker), mais la terre entière est à leurs trousses...