Tamarina, le dernier-né des golfs mauriciens

Il est tout neuf et la plupart des 119 villas qui le jalonnent sont encore en cours de finition, tout comme le beach club qui, fin de cette année, devrait être une sorte de cerise sur ce nouveau gâteau, puisque situé sur l'un des plus beaux spots de surf de la baie de Tamarin. Le golf, lui, est déjà opérationnel.

Philippe Van Holle

envoyé spécial à Tamarin Il est tout neuf et la plupart des 119 villas qui le jalonnent sont encore en cours de finition, tout comme le beach club qui, fin de cette année, devrait être une sorte de cerise sur ce nouveau gâteau, puisque situé sur l'un des plus beaux spots de surf de la baie de Tamarin. Le golf, lui, est déjà opérationnel.

Mieux même, le terrain a l'air d'avoir dix ans au moins, tellement sa finition est soignée. Si le parcours, dessiné par l'architecte Rodney Wrigth, peut-être joué par tous, il recèle de nombreux pièges pas toujours faciles à déjouer par les golfeurs les moins expérimentés. De toute façon, les joueurs auront intérêt à reconnaître au moins une fois le terrain avant d'envisager d'y signer une belle carte. Même "au premier tour" ce parcours séduit déjà, ne fût-ce que par sa magnifique situation, au milieu d'un ancien domaine de chasse de 43 hectares.

Serpentant littéralement entre les gorges du Mont Rempart et de la rivière qui porte le même nom, les différents trous sont de réels défis, tant il convient non seulement de garder sa balle sur le "fairway" mais en outre, pour scorer valablement, de la mettre au bon endroit sur le tapis de "Tif green" 328. Autant le savoir d'emblée, pour peu qu'on visite les bas-côtés des "fairways" on se retrouve en difficulté. Et cela d'autant plus qu'on retrouve, un peu partout sur ce parcours, ces fameuses pierres et rochers de lave, si typiques de l'archipel des Mascareignes, qui ont le don d'engloutir les balles maladroitement frappées.

Quelques balles égarées ne gâcheront pas le plaisir d'évoluer dans un décor naturel (toute la faune et la flore ont été préservées) qui est un ravissement pour les sens. Pour notre part, nous garderons longtemps en mémoire le trou n° 13, un splendide par 3 de 176 m (boules blanches), avec un tee de départ sur un plateau et où il faut obligatoirement toucher le green en 1, tellement les obstacles tout autour sont nombreux et difficiles, voire insurmontables. Remarquablement équilibré, avec ses 4 par 3 et autant de par 5, ce parcours exige concentration, longueur (avec ses 6 686 m, c'est le plus long de l'île !), audace (parfois), raison (souvent) et... opiniâtreté pour ne pas se laisser démonter après un mauvais coup sanctionné sans pardon !

Il pourra se jouer en alternance avec, par exemple, le terrain du Paradis tout proche, plus ouvert et permissif, bien que parfois très tourmenté par les vents du bord de mer. Tamarina, un beau challenge...