Colsaerts prend un nouveau départ

En 2000, du haut de ses 18 ans, Nicolas Colsaerts se lançait dans la carrière professionnelle. Jamais un joueur n'avait ainsi été projeté, si jeune, dans la jungle de l'European Tour. Certains faisaient déjà du "Tiger Woods bruxellois" une future star des greens. "Mon ambition est de jouer la Ryder Cup" déclarait, ambitieux, le jeune pro. Depuis, hélas !, le Bruxellois n'a pas confirmé les espoirs déposés en lui.

Miguel Tasso

En 2000, du haut de ses 18 ans, Nicolas Colsaerts se lançait dans la carrière professionnelle. Jamais un joueur n'avait ainsi été projeté, si jeune, dans la jungle de l'European Tour. Certains faisaient déjà du "Tiger Woods bruxellois" une future star des greens. "Mon ambition est de jouer la Ryder Cup" déclarait, ambitieux, le jeune pro. Depuis, hélas !, le Bruxellois n'a pas confirmé les espoirs déposés en lui. Et il a rétrogradé dans la hiérarchie au point de perdre non seulement sa carte sur le circuit européen mais aussi celle sur le Challenge Tour. Une véritable chute aux enfers.

Pas question cependant pour Colsaerts de jeter l'éponge et de se lancer dans une carrière de DJ, comme certains l'ont insinué ces derniers mois. "Certes, j'ai fait un break cet hiver pour prendre du recul. Mais il ne s'agissait en aucun cas d'un renoncement. Je suis et resterai golfeur professionnel. Tout le reste n'est que diffamations et lâchetés..." dit-il, las d'entendre des ragots sur son compte.

Il reste que la situation n'est pas simple et que le défi est immense pour l'éternel espoir du golf belge. Il lui faudra, d'abord, retrouver son meilleur niveau technique. "J'y travaille avec mon coach Michel Vanmeerbeek. Je me suis rendu compte que je swinguais à 25 ans comme à 18 ans. Ce n'est pas normal. Le golf évolue et même des joueurs comme Tiger Woods ou Justin Rose ont modifié leur swing. Cet hiver, j'ai déjà changé de grip. Les sensations sont bonnes... "

Physiquement, aussi, Colsaerts se dit disposé à consentir les efforts nécessaires. "J'ai retrouvé le plaisir de m'entraîner. Mon programme se compose de six sessions par semaine dont trois se déroulent le matin tôt et trois en fin d'après-midi, après le practice."

Lundi dernier, Colsaerts est parti pour quinze jours de stage au Portugal avec Michel Vanmeerbeek. Il sera temps, ensuite, de tenter un come back vers le plus haut niveau. "Cette année, j'aurai accès à peu de tournois. Je devrai donc être directement compétitif. Je jouerai principalement sur le Challenge Tour grâce notamment à des invitations fournies par la Fédération Belge. L'Open des Côtes d'Armor, du 24 au 27 avril, sera mon premier rendez-vous. Et je participerai bien sûr au Telenet Trophy à Houthalen en juin prochain. Mon objectif est de terminer en fin de saison dans le Top 20 du Challenge Tour", dit-il.

Info ou intox ? Colsaerts sait qu'il n'a plus droit à l'erreur. Annoncé comme la septième merveille du golf, il n'a jamais réellement confirmé. Personne n'a contesté son immense talent. Mais dans le sport moderne il ne suffit pas d'être doué. La préparation physique, la force mentale, l'envie de repousser sans cesse ses limites sont d'autres paramètres essentiels. Le golf ne pardonne rien et réclame une vie d'ascète et de sacrifices.

On ne peut que se réjouir de l'envie de Nicolas Colsaerts de vouloir repartir du bon pied. Mais c'est à lui à prouver désormais qu'il a réellement l'étoffe d'un champion.