Tiger de retour aux sources

Le British Open fête, cette année, son 150e anniversaire. Les huit joueurs qui participèrent à la première édition, en 1860, n’imaginaient assurément pas que l’épreuve deviendrait l’un des événements majeurs du sport mondial et serait suivie, aux quatre coins du monde, par des milliards de téléspectateurs.

Miguel Tasso
Tiger de retour aux sources
©AP

Le British Open fête, cette année, son 150e anniversaire. Les huit joueurs qui participèrent à la première édition, en 1860, n’imaginaient assurément pas que l’épreuve deviendrait l’un des événements majeurs du sport mondial et serait suivie, aux quatre coins du monde, par des milliards de téléspectateurs.

Pour souffler les bougies, l’Open s’est évidemment installé à St. Andrews, berceau du swing et temple incontournable pour les fidèles. Le links écossais, dessiné sur les dunes aux XVIIIe siècle sans l’aide d’aucun architecte, reste un véritable test technique et tactique. Au fil des ans, le Old Course n’a pas pris la moindre ride. Au gré de sa promenade, le joueur est invité à sortir tous les clubs de son sac, à jouer à l’écossaise, à putter en dehors des greens et à sortir de bunkers aussi profonds que les trous de la sécurité sociale ! En réalité, le Old Course (par 72 de 6719 mètres) cache, derrière une enveloppe assez banale, tous les secrets du golf.

Tiger Woods est, bien sûr, la grande attraction du tournoi. Depuis son retour à la compétition, en avril dernier, le n°1 mondial n’a pas retrouvé son véritable niveau. A l’évidence, il souffre des séquelles du tsunami privé qui a tout balayé sur son passage en novembre dernier. On le dit en instance de divorce, mal dans sa peau, peu concentré. Mais s’il a traversé l’Atlantique, quelque chose nous dit que ce n’est pas pour noyer son chagrin dans les rues tristounettes de St. Andrews Woods adore le Old Course. Il y a déjà remporté deux British Open, en 2000 (8 coups d’avance sur Ernie Els et Thomas Bjorn) et 2005 (5 coups d’avance sur Colin Montgomerie), offrant chaque fois un récital de coups gagnants.

"C’est un parcours exceptionnel que l’on n’a jamais fini de connaître" répète-t-il. L’Américain ne peut, en tout cas, rêver de cadre plus symbolique pour remettre le golf mondial à son heure. Il s’agirait, en quelque sorte, d’une renaissance dans un berceau ! Reste à savoir si le niveau actuel du Tigre lui permettra de relever le défi. L’enjeu est d’importance car sa place de numéro un mondial ne tient plus qu’à un fil. Et la menace de Phil Mickelson se précise

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