L’Europe favorite

On ne présente plus Colin Montgomerie, 47 ans, vainqueur d’une quarantaine de tournois sur les circuits professionnels et huit fois lauréat de l’Ordre du Mérite. Joueur, l’Ecossais n’a plus rien à prouver, même s’il rêve toujours secrètement de remporter, un jour, ce tournoi du Grand Chelem qui manque si cruellement à son palmarès (il a terminé cinq fois à la deuxième place).

Miguel Tasso
L’Europe favorite
©AP

On ne présente plus Colin Montgomerie, 47 ans, vainqueur d’une quarantaine de tournois sur les circuits professionnels et huit fois lauréat de l’Ordre du Mérite. Joueur, l’Ecossais n’a plus rien à prouver, même s’il rêve toujours secrètement de remporter, un jour, ce tournoi du Grand Chelem qui manque si cruellement à son palmarès (il a terminé cinq fois à la deuxième place). En attendant, voilà "Monty" devant un tout autre défi. Elevé, pour services rendus, au rang de capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, il entend bien être à la hauteur de la situation. "J’ai hâte que tout cela commence. Le rôle de capitaine est bien plus stressant que celui de joueur", ironise le colosse de Glasgow. Pour avoir disputé huit Ryder Cup comme joueur (avec cinq victoires à la clé), Montgomerie connaît parfaitement les rouages et les secrets de cette compétition pas comme les autres où le mental et l’esprit d’équipe jouent un rôle essentiel. "Mais, à l’arrivée, tout peut néanmoins arriver", relativise-t-il.

Le duel face aux Américains, qui se disputera de vendredi à dimanche sur le parcours gallois du Celtic Manor (à suivre sur Be tv), s’annonce passionnant. "Mais j’ai confiance. Je crois que notre équipe est solide. Des garçons comme Luke Donald, Edoardo Molinari, Miguel Angel Jimenez ou Martin Kaymer sont dans la forme de leur vie. Graeme McDowell aussi. Oui, je crois que nous sommes prêts pour la grande bataille", confie le capitaine qui travaille déjà sur la composition des paires pour les doubles des deux premiers jours. "Ils seront très importants", ajoute-t-il.

Tenants du titre, les Américains n’ont évidemment pas effectué le déplacement en terre galloise pour faire du tourisme. Ils n’ont plus gagné sur le sol européen depuis 1993 et un succès au Belfry. C’est dire s’ils sont motivés, à l’image d’un Tiger Woods qui espère que cette Ryder Cup lui servira de grand déclic après une saison 2010 cauchemardesque sur les plans privé et sportif.

Le parcours "Twenty Ten" (par 71 de plus de 6800 mètres) du Celtic Manor se prête merveilleusement bien au matchplay, avec des trous qui obligent le joueur à prendre des risques s’il veut chasser le birdie. Et, en Ryder Cup, c’est souvent indispensable ! Le trou n°18, avec un green aux mille pentes ceinturé par l’eau et les bunkers, pourrait s’avérer, le cas échéant, un juge de paix implacable. Et, aux dernières nouvelles, la météo sera typiquement britannique durant toute la fin de semaine, avec de nombreuses averses au menu et un vent soutenu. Voilà qui devrait modérément plaire aux joueurs américains qui sortent d’une série de tournois sous le soleil de la Floride et de la Géorgie ! Corey Pavin, le capitaine US, ne s’en inquiète guère. Ce n’est pas le genre de la maison. Lui aussi a des planches. Et, avec ou sans soleil, son équipe (Woods, Mickelson, Furyk, Stricker ) a clairement le potentiel pour prétendre à la victoire !


L’Europe perd, malgré deux succès de DetryPerthshire. L’Europe s’est inclinée 10,5-13,5 contre les Etats-Unis lors de la Ryder Cup Junior (moins de 18 ans), qui s’est disputée sur le parcours écossais de Gleneagles. Notre compatriote Thomas Detry (Ravenstein), 17 ans, associé au Finlandais Juhanna Kukkonen, s’est incliné lundi 2&1 en foursomes devant le duo Jim Liu et Denny McCarthy. Lors du fourballs mixte, Detry s’est par contre imposé avec la Française Manon Gidali par 3&2 devant Denny McCarthy et Cassy Igasawa. Menés 3-9, les Européens ont bien réagi ce mardi en remportant six singles et en partageant trois fois l’enjeu. A noter ainsi le nouveau succès de Thomas Detry, qui s’est imposé 2&1 face à Denny McCarthy. H.F.