Ryder Cup:et maintenant, place au jeu

C’est le jour-J. L’heure-H. C’est ce matin, sur le tee n°1 du parcours Twenty Ten (par 71) du Celtic Manor (Pays de Galles), que sera enfin donné le coup d’envoi de la 38e Ryder Cup de l’histoire. D’un côté les 12 meilleurs européens, de l’autre leurs homologues américains. Et que le meilleur gagne

Mig. T.
Ryder Cup:et maintenant, place au jeu
©Photonews

C’est le jour-J. L’heure-H. C’est ce matin, sur le tee n°1 du parcours Twenty Ten (par 71) du Celtic Manor (Pays de Galles), que sera enfin donné le coup d’envoi de la 38e Ryder Cup de l’histoire. D’un côté les 12 meilleurs européens, de l’autre leurs homologues américains. Et que le meilleur gagne

Durant trois jours, sur un parcours qui se prête merveilleusement au "matchplay " (obstacles d’eau, grands bunkers, rough épais, greens ondulés), le duel s’annonce passionnant avec, au programme, 16 rencontres de double ( "fourballs" et " foursomes") et 12 simples. " La Ryder Cup est une compétition à part. Une vraie tueuse d’hommes", résume l’Espagnol Miguel Angel Jimenez, le vétéran de l’équipe européenne.

Il n’a pas tort. Pour les joueurs, il faut d’abord deux ans de souffrance pour se qualifier parmi les douze meilleurs. Et, durant les trois jours de compétitions, ils doivent en prime faire preuve d’une incroyable force mentale pour supporter la terrible pression. Et tout cela pour l’honneur car il n’y a pas de "prize money " à la clé.

" Mais participer à l’événement vaut tous les sacrifices", ajoute Phil Mickelson, le maître à jouer de l’équipe américaine.

Bien malin qui peut, à l’aube du rendez-vous gallois, avancer le nom d’un favori. Evoluant à domicile, sur un parcours exposé au vent et, surtout, sous un climat typiquement britannique (on annonce de la pluie les trois jours), les Européens ont un léger avantage auprès des bookmakers. Mais, tenants du titre, les Américains n’ont pas fait le déplacement pour leur remettre gentiment le trophée. Bref, l’affrontement s’annonce, comme souvent, épique. "Je ne crois pas trop en l’avantage du terrain. Le parcours est très américain dans son esprit. Ce sera du 50-50", avertit le capitaine européen Colin Montgomerie qui, à l’instar de son homologue US Corey Pavin, a masqué ses intentions tout au long de la semaine.

Une des grandes inconnues concerne Tiger Woods. Repêché via une wild card après une saison cauchemardesque, le n°1 mondial n’est pas au meilleur de sa forme. Mais il n’est pas sûr que Pavin osera s’en priver, fût-ce pour undouble. D’autant que le "Tigre" compte visiblement sur cette Ryder Cup pour repartir du bon pied. Bref, la tension est à son maximum. Les USA n’ont plus gagné sur le sol européen depuis 1993. "Je sens mes gars très motivés", glisse Pavin. Il en faudra plus pour déstabiliser les 12 apôtres européens