Ryder Cup : les USA favoris sur leurs terres

La Ryder Cup se déroule de vendredi à dimanche à Chicago. Les Européens tenteront de conserver le trophée. Difficile, mais pas impossible.

Hugues Feron
Ryder Cup : les USA favoris sur leurs terres
©EPA

Éclairage Envoyé spécial à Chicago La tension va monter crescendo cette semaine au Medinah Country Club, sis près de Chicago, où se déroule de vendredi à dimanche la 39 e édition de la Ryder Cup. Les douze joueurs Américains et les douze joueurs européens ont affûté leurs lames ces dernières semaines. Et ce afin d’être "fit" pour ce rendez-vous bisannuel auquel chaque golfeur digne de ce nom rêve de participer.

A deux jours du coup d’envoi, les Américains semblent les mieux armés pour reconquérir un trophée perdu il y a deux ans au Celtic Manor Resort (pays de Galles), où ils furent battus 14,5-13,5. A l’époque, la composition de l’équipe alignée par Corey Pavin avait prêté le flanc à la critique, de nombreux joueurs US n’étant pas au top de leur forme. Les critères de sélection ont dès lors été revus, le capitaine américain Davis Love III ayant notamment quatre wild cards à sa disposition. A priori, on peut dire qu’il a eu le nez fin, en retenant non seulement les expérimentés Steve Stricker et Jim Furyk, mais surtout Dustin Johnson (remonté à la 13e place mondiale) et Brandt Snedeker. Ce dernier, qui a déjà joué les premiers rôles cet été lors des deux derniers Majors, a remporté en effet ce dimanche The Tour Championship, la finale des playoffs de la Fed-ExCup. S’il a empoché un chèque de 11 400 000 dollars, il a également prouvé par la même occasion qu’il méritait parfaitement sa place au sein de l’équipe américaine au détriment d’Hunter Mahan (pourtant vainqueur de l’Accenture Match Play Championship en début de saison), de Nick Watney (vainqueur de la première manche des playoffs) ou encore de Rickie Fowler, à la recherche actuellement de sa meilleure forme. Par ailleurs, les huit joueurs américains directement qualifiés ont démontré ces dernières semaines toute l’étendue de leur talent. A l’instar de Tiger Woods, remonté à la 2e place mondiale, et qui retrouvera du côté de Medinah un parcours où il a déjà remporté deux Majors (US PGA 1999 et 2006). Phil Mickelson, qui a réussi à se qualifier pour la 9e fois d’affilée en Ryder Cup, est également prêt à inverser la tendance dans cette compétition par équipe où il affiche un "record" négatif, en ayant subi à 17 reprises les affres de la défaite. Bref, en alignant 11 joueurs faisant partie du top 20 mondial, les Etats-Unis pouvaient difficilement faire mieux !

Ceci dit, les Européens ont également de nombreux atouts dans leur sac. A commencer par Rory McIlroy qui, du haut de ses 23 ans, trône désormais en maître absolu sur la planète golf. Le no 1 mondial a remporté le dernier Major de la saison (US PGA), mais aussi les 2e et 3e manches des playoffs de la FedExCup, tombant juste en finale sur un Snedeker en état de grâce pour le Jackpot de dix millions de dollars. Le jeune Nord-Irlandais devra cependant démontrer ses aptitudes en match-play, une formule de jeu où il n’a jamais performé. Au contraire des Anglais Lee Westwood, Luke Donald et Ian Poulter, trois piliers de l’équipe européenne, même si le dernier nommé a eu besoin d’une wild card de José Maria Olazabal pour être de la partie. Sergio Garcia, vainqueur du Wyndham Championship fin août, se transcende aussi toujours en Ryder Cup, en étant notamment invaincu en foursome. Justin Rose, 2e ce dimanche du Tour Championship à Atlanta, revient également en forme au bon moment, au contraire de Graeme McDowell, qui n’a pas réussi à se qualifier pour cette finale.

Reste à voir si les autres joueurs européens se mettront au diapason. Paul Lawrie (vainqueur à Gleneagles) et Peter Hanson (vainqueur à Hilversum) se sont certes imposés ces dernières semaines sur le circuit européen, mais ils devront parvenir à conserver leur niveau de jeu sur un parcours made in USA. Tout comme Francesco Molinari, Martin Kaymer et Nicolas Colsaerts, qui a réussi onze top 10 cette année, mais un seul aux Etats-Unis. 35e mondial, le Bruxellois de 29 ans est le joueur le moins bien classé parmi les 24 participants. Chaque point pris sera donc une véritable performance


Nous reviendrons en long et en large, tout au long de cette semaine, sur la Ryder Cup, un événement magique et mythique pour lequel nous ferons le déplacement à Chicago. La présence, historique, du Belge Nicolas Colsaerts au sein de l’équipe européenne n’y est évidemment pas étrangère. A suivre également sur Twitter via RydercupLibre.


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