Jimmy Walker, star malgré lui

Le Texan Jimmy Walker est sorti de l’ombre en ce début de saison sur le PGA Tour américain.

Hugues Feron
PEBBLE BEACH, CA - FEBRUARY 09: Jimmy Walker acknowledges the gallery after making a birdie putt on the eghth hole during the final round of the AT&T Pebble Beach National Pro-Am at the Pebble Beach Golf Links on February 9, 2014 in Pebble Beach, California. Jeff Gross/Getty Images/AFP == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==
PEBBLE BEACH, CA - FEBRUARY 09: Jimmy Walker acknowledges the gallery after making a birdie putt on the eghth hole during the final round of the AT&T Pebble Beach National Pro-Am at the Pebble Beach Golf Links on February 9, 2014 in Pebble Beach, California. Jeff Gross/Getty Images/AFP == FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY == ©AFP

Jimmy Walker a confirmé dimanche qu’il était bel et bien LA révélation de ce début de saison, en remportant l’AT&T à Pebble Beach (Californie). Soit son troisième succès en (déjà) huit tournois disputés, ce Texan de 35 ans s’étant déjà imposé au Frys. com Open (tournoi d’ouverture en octobre) et au Sony Open à Hawaï en janvier. D’autant plus remarquable que seuls des joueurs de renom comme David Duval, Tiger Woods ou Phil Mickelson ont réussi pareille gageure lors de ces vingt dernières années !

Elève de Butch Harmon

Comment expliquer cette montée en puissance de Walker, à l’allure du parfait golfeur moyen américain (1,81m pour 81 kilos), encore inconnu il y a quelques mois à peine ? Il faut certainement rechercher les raisons du côté de sa collaboration avec Butch Harmon, entamée l’an dernier. Le légendaire coach américain, désormais âgé de 70 ans, a réussi à sortir de l’ombre Walker, qui n’avait pas encore gagné un tournoi sur le PGA Tour depuis qu’il était passé pro en 2001. Harmon a ainsi solidifié tous les secteurs du jeu de ce Texan au mental d’acier né à Oklahoma City, domicilié à San Antonio et qui a fait ses études à la Baylor University, également dans ce même Etat US. Walker n’a sans doute pas les mêmes coups d’éclat que ses illustres compatriotes Woods ou Mickelson… mais il n’a aucun point faible, que ce soit au driving, dans ses approches ou encore au putting, actuellement chaud comme la braise !

Sa carrière est en tout cas bien lancée, alors qu’il vient de dépasser la barre des dix millions de dollars engrangés en douze ans (dont plus de la moitié ces deux dernières années). Walker, leader de la FedExCup 2014, se retrouve par ailleurs 24e au World Ranking alors qu’il est d’ores et déjà quasiment assuré mathématiquement de se retrouver parmi les neuf joueurs qualifiés d’office dans l’équipe américaine de la Ryder Cup, en septembre prochain à Gleneagles. Reste à voir désormais comment il va parvenir à gérer la pression inhérente à ce nouveau statut de star de la petite balle blanche, notamment lors des prochains majors. Mais cela, c’est une autre histoire…