Toute l’Amérique attend “Lefty”

L’US Open se dispute sur le parcours mythique de Pinehurst. Colsaerts attend le déclic.

Miguel Tasso
Toute l’Amérique attend “Lefty”
©AFP

L’US Open se dispute sur le parcours mythique de Pinehurst. Colsaerts attend le déclic.

Deuxième levée du Grand Chelem, l’US Open se dispute, de jeudi à dimanche, sur le mythique parcours Pinehurst n°2, en Caroline du Nord. Dessiné en 1907 par l’architecte écossais Donald Russ, c’est l’un des terrains de référence au niveau planétaire. Et l’un des plus difficiles à maîtriser avec ses petits greens plombés où les balles éprouvent les pires peines à s’arrêter. 

En l’absence de Tiger Woods, toujours convalescent après son opération au dos, il est bien difficile de désigner un véritable favori. Nouveau n°1 mondial, l’Australien Adam Scott rêve de confirmer son nouveau statut. Mais il faudra aussi compter sur le Nord-Irlandais Rory McIlroy (en net regain de forme depuis sa séparation d’avec Caroline Wozniacki), le Suédois Henrik Stenson, l’Allemand Martin Kaymer, les Anglais Justin Rose (tenant du titre) et Luke Donald et les Américains Bubba Watson (vainqueur du Masters), Matt Kuchar, Jordan Spieth, Keegan Bradley, Zach Johnson ou Jim Furyk.

Sans oublier, bien sûr, Phil Mickelson. Le génial gaucher californien, détenteur d’un des plus beaux palmarès du swing mondial, n’a jamais réussi à s’imposer lors de l’USOpen où il a terminé six fois à la deuxième place. Une véritable malédiction qu’il porte comme un fardeau. Toute l’Amérique espère que “Lefty” vaincra, ce dimanche, le signe indien et fêtera, lundi, son 44e anniversaire avec le précieux trophée dans ses bras.

Une chose est sûre : la bataille de Pinehurst s’annonce passionnante avec une meute d’outsiders aux dents longues, genre Dubuisson, Poulter, Simpson, Garcia, Jimenez, Na, Day, Dufner, Matsuyama, Schwartzel, McDowell, Reed ou Molinari.

Colsaerts, prêt à relever le défi ?

Et Nicolas Colsaerts , dans tout ça ? Tombé dans les abîmes du classement mondial (il est actuellement 130e), le Bruxellois peut participer à l’événement grâce à sa dixième place obtenue l’an passé. L’occasion est donc belle pour frapper un grand coup, au propre comme au figuré. Reste à savoir si, mentalement, le Belgian Bomber – qui sort de quatre jours d’entraînement à Gleneagles, en compagnie notamment de son coach Michel Vanmeerbeek – est en mesure de relever le défi. En panne de confiance, il éprouve depuis plusieurs mois les pires difficultés, notamment dans le petit jeu. A Pinehurst, sur un parcours qui a vu le regretté Payne Stewart s’imposer en 1999 juste avant sa mort, Colsaerts espère retrouver l’inspiration et cette petite étincelle qui lui manque tant.