Bon départ de Thomas Detry à l'US Open

La tombée de la nuit a interrompu sa belle prestation alors qu'il occupait la onzième place.

Bon départ de Thomas Detry à l'US Open
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AFP avec Miguel Tasso

Thomas Detry a très bien débuté l’US Open qui se dispute sur le somptueux parcours de Torrey Pines (par 72), à San Diego (Californie). Le joueur bruxellois pointait à la onzième place, à 1 sous le par, lorsque la tombée de la nuit a interrompu son premier tour. Avec trois birdies à l’aller (trous 6, 7 et 8), Detry se retrouva même plus haut dans le classement mais deux bogeys sur les trous 11 et 14 freinèrent légèrement sa marche en avant. Il terminera son parcours aujourd’hui avant d’enchaîner avec son deuxième tour.

L'Américain Russell Henley et le Sud-Africain Louis Oosthuizen, qui n'a également pas pu finir son premier tour à cause de l'obscurité, occupent provisoirement la tête du tournoi, où Phil Mickelson, en quête du seul Majeur manquant à son palmarès, a calé d'entrée .

Le gaucher américain, devenu le mois dernier le plus vieux lauréat d'un Majeur à l'USPGA, n'est pas le seul à avoir flanché puisque le tenant du titre Bryson DeChambeau a aussi fini au dessus du par.

Un brouillard matinal avait retardé de 90 minutes le coup d'envoi de la 3e levée du Grand Chelem de la saison. Ce qui a empêché 36 joueurs de finir leur tour.

Oosthuizen, parti parmi les derniers, est ainsi resté bloqué au n°16 avec un total de -4. Le Sud-Africain, vainqueur du British Open en 2010, était dans un bon jour avec cinq birdies réussis et un seul bogey commis.

"J'ai bien joué, j'ai bien putté et j'espère continuer sur ma lancée", a déclaré Oosthuizen qui, comme Detry, finira son tour ce vendredi.

Son coleader Henley (63e joueur mondial), qui n'a plus remporté de titre PGA depuis l'Open de Houston en 2017 et qui n'a jamais réussi à se classer dans le top 10 d'un tournoi du Grand Chelem, a lui réalisé six birdies et concédé deux bogeys.

"Depuis l'année dernière, je joue le meilleur golf que j'ai joué de manière constante dans ma carrière. J'ai l'impression d'avoir un jeu plus complet", a déclaré Henley, concédant devoir "mieux jouer dans les grands tournois".

Avec un coup de mieux, ce duo en devance un autre composé de l'Italien Francesco Molinari, lauréat du British Open 2018, et de l'Espagnol Rafa Cabrera Bello.

En embuscade, à deux longueurs, se trouve Brooks Koepka, un des favoris de l'US Open qu'il a remporté en 2017 et 2018. Le n°10 mondial, qui a subi une opération du genou droit il y a trois mois et a fini deuxième du Championnat PGA le mois dernier, a réussi ses 3e et 4e birdies aux 17 et 18, pour faire oublier deux bogeys concédés en première partie de parcours. Moment auquel "le vent s'est levé. Ce qui a rendu les choses assez difficiles", a expliqué celui qui partage la cinquième place avec cinq concurrents, parmi lesquels le Japonais Hideki Matsuyama, qui a triomphé au Masters en avril, et l'Espagnol N.3 mondial Jon Rahm, compétitif après avoir contracté le Covid-19 il y a une dizaine de jours.

Parmi les autres favoris, Rory McIlroy n'est pas loin à la provisoire 11e place (-1), tout comme le numéro un mondial Dustin Johnson (23e, dans le par).

En revanche, pour ce qui est de Bryson DeChambeau, l'urgence pointe déjà, puisqu'il se trouve dans un groupe élargi à la 61e place (+2).

Au lendemain de son 51e anniversaire, Phil Mickelson a lui aussi manqué ses débuts en rendant une carte de 75, plombée par cinq bogeys pour un seul birdie réussi. Et le voilà 96e à huit coups de la tête, tout comme Collin Morikawa (n°4 mondial).

"Je me suis battu tout du long, alors que je n'arrivais pas vraiment à faire avancer les choses", a-t-il commenté, déplorant en outre avoir été gêné par des spectateurs prenant des photos ou filmant avec leurs téléphones portables. "Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas mettre ce petit bouton sur le côté en mode silencieux", a-t-il pesté.

Même s'il est mal parti dans ce tournoi, dont il a fini six fois deuxième par le passé, Mickelson espère encore briser la malédiction et devenir le sixième golfeur à remporter les quatre tournois du Grand Chelem après Tiger Woods, Ben Hogan, Jack Nicklaus, Gary Player et Gene Sarazen.

"Je ne pense pas que mes attentes aient changé. Je sens que j'ai la capacité de jouer suffisamment bien pour être dans la course", a-t-il dit.