British Open : la consécration de Collin Morikawa

L'Américain remporte le tournoi à sa première participation et impressionne par sa maîtrise et son sang-froid.

placeholder
© AFP

Il n’a que 24 ans et le voilà déjà avec deux titres du Grand Chelem à son tableau de chasse. Impressionnant de maîtrise technique et tactique, Collin Morikawa a, ce dimanche, remporté le légendaire British Open, à sa première participation et deux ans après avoir gagné le PGA Championship !

Sans trembler, le champion américain d’origine japonaise a signé un dernier tour remarquable, signant une carte de 67, riche de quatre birdies et vierge de tout bogey. Impérial, il a d’abord fait céder Louis Osthuizen, son partenaire de partie. Puis, toujours aussi serein, il a résisté aux retours de l’arrière de Jordan Spieth et de Jon Rahm. La façon dont il a sauvé son par sur le trou n° 15, où sa balle était enfouie dans le rough, résume parfaitement son sang-froid et son savoir-faire. À l’arrivée, le natif de Los Angeles remporte le tournoi à 15 sous le par avec deux coups d’avance sur Spieth et trois sur Rahm (qui retrouvera sa première place mondiale ce lundi) et Oosthuizen. Sur les 72 trous, Morikawa n’a concédé que quatre bogeys. Sur le diabolique parcours du Royal St. George’s (par 71), balisé par le rough et les bunkers et où chaque erreur se paie cash, il s’agit d’une performance réellement exceptionnelle.

Certes, Morikawa n’a pas la force de frappe de Dustin Johnson, Brooks Koepka ou Bryson DeChambeau. Mais il a tous les coups dans son sac et commet un minimum d’erreur. Ses coups de fer sont d’une précision d’horloger suisse et, mentalement, rien ne semble le déconcentrer. Bref, c’est un joueur moderne et ultra-complet, appelé à collectionner les titres dans les prochaines années. Et il ne faut pas chercher plus loin le nom du favori pour le prochain tournoi olympique de Tokyo où il aura évidemment à cœur d’honorer ses ancêtres japonais.

En tête lors des trois premiers tours, Louis Oosthuizen n’a donc pas réussi à porter l’estocade. Comme lors du PGA Championship et de l’US Open, la pression du dernier tour a rattrapé le champion sud-africain, décidément abonné aux places d’honneur. C’est son septième Top 3 en Majeur où il n’a gagné que le British Open en….201O. Dur, dur.