Thomas Detry : "Je vois bien l'Europe gagner!"

Déçu de ne pas être de la fête, le Bruxellois va suivre la Ryder Cup à la télé. Et il parie sur l'Europe!

Thomas Detry : "Je vois bien l'Europe gagner!"
©AFP

Secrètement, il espérait faire partie de l’équipe européenne qui défiera, de vendredi à dimanche, son homologue américaine à Whistling Straits. « Après ma deuxième place à l’Open d’Ecosse, en juillet dernier, je me suis dit que c’était possible. J’étais dans les bons papiers du capitaine Padraig Harrington. Malheureusement, ensuite, je n’ai pas réussi à confirmer. J’ai notamment manqué le cut du British et de l’Open d’Italie. Il me restait encore une petite chance lors du BMW Championship de Wentworth. Malheureusement, j’ai commis cette stupide erreur de signature sur ma carte. J’étais distrait et j’ai marqué 5 sur le dernier trou alors que j’avais fait 6. Lorsque je m’en suis rendu compte, il était trop tard et j’ai été disqualifié. C’était dur à accepter. Je n’ai pas dormi durant deux nuits. Mais c’est de ma faute… » confie Thomas Detry.

Pour tout joueur de golf, la Ryder Cup représente l’objectif suprême. La consécration. «C’est sûr, j’aurais aimé faire partie des douze sélectionnés. Et je ressentirai forcément un peu de déception en regardant ce week-end le tournoi à la télé. Mais je me console en sachant que j’aurai sûrement d’autres occasions à saisir lors des prochaines éditions ! »

Au contraire de nombreux observateurs avisés, le champion bruxellois estime que l’équipe européenne est parfaitement capable de forcer les portes de l’exploit dans le Wisconsin. «C’est vrai, avec huit des dix meilleurs mondiaux, les Américains sont plus forts sur le papier. Mais sur le terrain, ce sera différent. On a une formation solide et expérimentée. En match play, avec des gars comme Poulter, Garcia, Rahm, Fleetwood, tout sera possible. Les victoires se jouent souvent sur des détails : la mentalité, l’esprit d’équipe, la solidarité. Et, là, on est plus fort. D’autant que le parcours de Whistling Straits dégage un petit parfum de links britannique avec du rough et du vent…» Thomas Detry s’attend donc à un duel très serré. « Mais je vois bien l’Europe s’imposer lors d’un des derniers simples du dimanche. Ce serait génial ! »