Ryder Cup : il faudra un miracle pour les Européens

Les Etats-Unis mènent pour le moment 9-3!

Sergio Garcia et Jon Rahm, seul duo gagnant actuellement au sein de l'équipe européenne.
Sergio Garcia et Jon Rahm, seul duo gagnant actuellement au sein de l'équipe européenne. ©AFP

Aucun passionné de golf n’a évidemment oublié la Ryder Cup de 2012 à Medinah. Largement dominés après les doubles, les Européens (avec Nicolas Colsaerts) étaient revenus du diable vauvert pour remporter une victoire historique. À l’aube de la dernière journée de l’édition 2021, on se retrouve dans une situation similaire. Il faudra à nouveau un miracle pour l’Europe s’adjuge le titre et conserve le trophée.

Tout est évidemment possible dans un format de match-play. Et il reste douze simples ce dimanche pour imaginer une improbable remontada. Mais, objectivement, on voit mal, cette fois, les Américains craquer comme ils l’avaient fait il y neuf ans dans l’Illinois. Et on voit mal, surtout, les hommes de Padraig Harrington renouveler l’exploit réussi par les troupes de Jose-Maria Olazabal.

À l’époque, les Européens semblaient en mission. Depuis le début de cette édition 2021 qui se dispute à Whistling Straits, dans le Wisconsin, on n’a jamais retrouvé le même état d’esprit et la même rage de vaincre. Un peu comme si, dans leur for intérieur, ils n’y croyaient pas vraiment. Et Dieu sait si, en Ryder Cup, il est essentiel d’avoir un moral gagnant pour renverser les montagnes.

Menés 6-2 après les doubles de vendredi, les Européens ont encore aggravé leur retard, ce samedi, lors des foursomes (9-3). Une fois encore, seul le tandem formé par les Espagnols Jon Rahm et Sergio Garcia a réussi apporter un succès. Les autres ont cédé, à l’image des duos composés par Lee Westwood et Matthew Fitzpatrick, Paul Casey et Tyrell Hatton ou par Viktor Hovland et Bernd Wiesberger.

Plus que jamais, l’équipe américaine semble soudée et désireuse de mettre fin à la domination européenne (quatre victoires lors des cinq dernières éditions). Elle en fait une question de fierté. Et visiblement le capitaine Steve Stricker a réussi à créer une ambiance positive, grâce notamment à l’arrivée de ses six rookies.