Savannah De Bock et Hugo Duquaine: enfants de la balle et surdoués du swing!

Les deux jeunes espoirs francophones font partie des meilleurs joueurs d'Europe dans leurs catégories.

Savannah De Bock et Hugo Duquaine: enfants de la balle et surdoués du swing!
©Montage DR

Ils ont le swing dans la peau et symbolisent l’avenir du golf belge au plus haut niveau. Savannah De Bock, 16 ans, et Hugo Duquaine, 14 ans, collectionnent les victoires et font partie intégrante de l’élite européenne dans leurs catégories. S’ils gardent la même dynamique, ils sont clairement promis à une grande carrière.

Tout au long de cette année, ils ont, en tout cas, affiché au grand jour leur immense talent, défiant même des rivaux bien plus âgés, voire carrément des professionnels adultes. “Ce n’est pas toujours évident. Mais c’est de cette façon qu’on progresse le plus” expliquent-ils à l’unisson.

Enfants de la balle, Savannah et Hugo ne cessent de brûler les étapes. Pour l’heure, les études restent, bien sûr, prioritaires dans leur agenda. Élèves appliqués à l’institut de l’Enfant-Jésus de Nivelles, pour Savannah, et à l’institut Saint-Jean-Baptiste de Wavre, pour Hugo, ils ramènent de bons bulletins à la maison. Mais ils admettent qu’il n’est pas toujours simple d’assumer, de concert, les obligations scolaires et les nombreux tournois à l’étranger. Certes, ils bénéficient d’horaires adaptés grâce à leur statut d’espoir de la Communauté française, mais, à l’arrivée, ils courent toujours derrière le temps.

“Par la force des choses, Hugo manque parfois des journées d’école. Et il est contraint de préparer ses devoirs et leçons dans la voiture ou dans un hall d’aéroport. Ce n’est vraiment pas simple à gérer. Dommage qu’il n’existe pas, côté francophone, un concept de sports-études”, confie Olivier, son papa.

Pour les parents, le challenge est aussi organisationnel et financier. “Avec les voyages à l’étranger (avions, hôtels, nourriture…) et les entraînements, le coût d’une saison revient à environ 35 000 euros” ajoute Laurent, le papa de Savannah.

Certes, les deux apprentis champions bénéficient de l’aide des Fédérations (FRBG et AFGolf), de quelques sponsors et de leurs clubs respectifs (le Royal Waterloo pour elle, Rigenée et Le Touquet pour lui). Mais cela ne suffit pas pour boucler tous les budgets. Tant s’en faut. C’est le prix à payer pour gravir les échelons. Sitôt leurs diplômes d’humanités en poche, Savannah et Hugo devraient bénéficier, heureusement, d’une bourse pour rejoindre les États-Unis et combiner études universitaires et golf de haut niveau. C’est la filière traditionnelle pour embrasser la carrière pro.

En attendant, place au jeu. “Chaque matin, en me levant, je n’ai qu’une envie : prendre le chemin du tee n° 1”, s’exclame Hugo, de la passion plein la voix. “Le golf, c’est ma vie. Rien que du bonheur”, renchérit Savannah, qui s’apprête à disputer, début janvier, l’Orange Bowl (le Mondial des jeunes) en Floride et qui possède déjà son propre site web (savannahdebock.com).

Coachées notamment par Michel Vanmeerbeek et Jérôme Theunis (les entraîneurs de Pieters, Detry et Colsaerts), les deux pépites du golf francophone rendent régulièrement des cartes sous le par. Les connaisseurs apprécieront. L’un et l’autre ont surtout une très bonne mentalité nourrie au biberon des grandes valeurs du golf : le surpassement de soi, la patience, l’humilité et le fair-play.