Le nouveau Thomas Pieters a tous les atouts pour réussir au plus haut sommet

Sa paternité l'a métamorphosé. Bien plus serein, il commence une deuxième carrière!

Le nouveau Thomas Pieters a tous les atouts pour réussir au plus haut sommet
©AFP

Après sa victoire à l’Abu Dhabi Championship, Thomas Pieters pointait, ce lundi, à la 31e place du ranking mondial. Le revoilà donc bien installé dans le top 50, qui donne accès à tous les grands tournois. Concrètement, dans les mois à venir, le joueur anversois est assuré de disputer les quatre tournois du Grand Chelem et les différentes manches du WGC (World Golf Championships). Une vraie rampe de lancement pour une deuxième carrière.

À ses débuts sur le circuit, le jeune prodige belge était promis aux plus grands succès. Du haut de ses 24 ans, il a participé à la Ryder Cup de 2016, pulvérisant le record de points gagnés (4 victoires, un nul) par un rookie. Dans la foulée, il a terminé quatrième du Masters d’Augusta en 2017 et signé quelques places d’honneur retentissantes sur le PGA Tour américain. Beaucoup d’observateurs en faisaient un membre en puissance du top 10 mondial.

Il n’atteignit hélas ! pas ce palier. Certes, il remporta encore plusieurs tournois sur le circuit européen mais, d’année en année, son classement mondial a épousé une courbe descendante. L’été dernier, il sombrait à la 131e place et certains s’interrogeaient même sur la suite de sa carrière.

À la réflexion, plusieurs raisons expliquent ce recul. “Thomas a passé beaucoup de temps avec sa famille, résume son coach Jérôme Theunis. Jeune et heureux papa d’une petite fille, il est resté souvent à la maison. Parfois, le golf n’était plus prioritaire dans sa tête. Et puis, l’an passé, en début de saison, il s’est fracturé la main, ce qui a freiné sa préparation. Mais je n’ai jamais douté. Thomas est un surdoué du golf. Là, il a retrouvé ses meilleures sensations et tous les paramètres sont à nouveau au vert.”

Bien dans sa peau, Pieters a aussi évolué dans son état d’esprit et dans son caractère. Durant plusieurs années, enfant gâté, il masquait mal sa nervosité sur les parcours, allant jusqu’à briser des clubs après un mauvais coup. Sa paternité l’a visiblement assagi. Désormais, il maîtrise ses colères et est bien plus serein et détendu. Cela participe clairement à son renouveau. À Abu Dhabi, il a toujours parfaitement contrôlé ses émotions.

Lorsqu’il joue de la sorte, en confiance, “T.P.” fait partie des meilleurs du monde. Passé par la filière universitaire américaine, il est habité par ce fameux winning spirit qui fait l’ADN des champions. À ses débuts professionnels, il évoquait ouvertement, sans tabou, son ambition de devenir n° 1 mondial. Et nul n’a oublié sa déception après sa quatrième place lors de son premier Masters. “Je voulais absolument gagner”, fulminait-il.

Certains ont vu dans ces propos une forme d’arrogance. En fait, seule la victoire l’intéresse et il ne s’en cache pas. Mais avec l’âge, il a appris les bonnes recettes pour la remporter. Et les bonnes manières. À 29 ans, sa carrière ne fait que commencer !

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