Miracle à Augusta : Tiger Woods va jouer le Masters!

À 46 ans, après avoir frôlé l’amputation de la jambe droite, l'ancien numéro un mondial rêve de remporter un seizième Major!

Miracle à Augusta : Tiger Woods va jouer le Masters!
©AFP

Voilà plusieurs jours que la rumeur courait sur les fairways de l’Augusta National. Elle est désormais confirmée : Tiger Woods, 46 ans, disputera bel et bien le Masters qui débute ce jeudi. “Mes sensations sont bonnes même si je ne me déplace pas encore tout à fait normalement. Mais je me suis entraîné sans douleur et j’ai envie de relever le défi” a confié ce mardi l’ancien n°1 mondial qui effectuera un dernier test ce mercredi.

Gravement blessé à la jambe droite lors d’un terrible accident de voiture en février 2021, Tiger Woods semblait perdu pour le golf de haut niveau. “Durant plusieurs semaines, j’ai même redouté d’être amputé” rappelle-t-il. C’est dire si sa présence à Augusta, pour ce premier Grand Chelem de l’année, tient d’un petit miracle. Certes, en décembre dernier, il avait déjà participé, avec son fils Charlie, à un tournoi exhibition en Floride. Mais il se déplaçait en voiturette et était loin d’afficher la force de frappe d’un champion. Là, tous les paramètres sont repassés au vert. “Croyez-moi, il est en forme. Il frappe très bien la balle” résume le vétéran Fred Couples qui a partagé avec lui une partie d’entraînement.

Tiger Woods, cinq fois lauréat du Masters, adore le parcours d’Augusta. C’est un peu son jardin. C’est là qu’il avait, en 1997, remporté son premier Major en pulvérisant tous les records de précocité. C’est là aussi qu’il avait, en 2019, signé l’un des plus beaux come-backs de l’histoire du sport. Après une longue chute aux enfers, marquée notamment par une dépression et plusieurs opérations chirurgicales au dos, il était revenu du diable vauvert pour remporter une victoire totalement improbable.

Le revoilà, aujourd’hui, dans une situation analogue. Car si le Tigre a fait le déplacement en Géorgie, ce n’est évidemment pas pour faire de la figuration. Certes, il manque d’entraînement et de compétition. Il n’a plus disputé un vrai tournoi depuis plus d’un an. Mais, dans son for intérieur, il se dit sûrement qu’un nouvel exploit n’est pas impossible. “Si je suis là, c’est pour gagner. C’est dans ma nature” confie-t-il, tout sourire.

De fait, le diabolique parcours d’Augusta National convient parfaitement à son jeu. La clé n’est pas, comme sur d’autres “championship courses”, de catapulter des balles à 300 mètres pour collectionner les birdies. Il faut inventer des trajectoires, dompter les fairways en pente, décrypter les lignes des greens, faire preuve à la fois de sagesse et d’audace. L’expérience joue un rôle essentiel. C’est dire si Woods sera dans son élément et s’il ne pouvait rêver de plus belle scène pour son retour sous les feux de la rampe.

Recordman des sacres en Grand Chelem, Jack Nicklaus avait remporté sa dernière green jacket en 1986 à l’âge de… 46 ans. Nul doute que Woods se verrait bien rejoindre son illustre aîné dans l’histoire. Aux États-Unis, l’annonce du retour de Tiger suscite, en tout cas, une gigantesque excitation médiatique et populaire. Des records d’audience télévisée pourraient même être battus dimanche si, d’aventure, le héros black des greens était toujours en lutte pour la victoire lors du dernier tour.