The Open : un nouveau moment d'histoire sur le Old Course

La 150ème édition du British Open débute ce jeudi à St.Andrews. Faites vos jeux!

Tiger Woods et jack Nicklaus sur le petit pont du 18ème trou du Old Course.
Tiger Woods et jack Nicklaus sur le petit pont du 18ème trou du Old Course. ©AFP

À 46 ans, Tiger Woods est-il capable de remporter un nouveau Major ? Matthew Fitzpatrick va-t-il offrir à l’Angleterre sa première Claret Jug depuis le sacre de Nick Faldo en 1992 ? Rory McIlroy va-t-il enfin mettre fin à huit ans de disette sur les tournois du Grand Chelem ? Voilà quelques-unes des questions qui alimentent les conversations des passionnés à l’aube de la 150e édition du British Open qui débute ce jeudi sur le légendaire Old Course de St. Andrews.

Une chose est sûre : tout est réuni, dans la ville sainte du golf, pour un tournoi exceptionnel. Même la météo a revêtu ses habits de gala avec un temps ensoleillé mais très venteux, comme il se doit sur un links écossais certifié conforme !

Le retour à la compétition de Tiger Woods est forcément l’un des faits majeurs de cette édition. L’icône du swing mondial souffre toujours des séquelles de son accident de voiture de février 2021. De son propre aveu, il n’est pas à 100 %. Mais il a tenu à être présent à St. Andrews, là même où il a remporté deux fois l’Open, en 2000 et 2005.

“Je ne voulais rater ce rendez-vous à aucun prix. Ici, c’est le berceau du golf. L’histoire de ce sport s’y est écrite. C’est mon parcours préféré. Et je ne sais pas si j’ai encore l’occasion d’y disputer un autre Open…”

Le Tigre, tombé à la 994e place du ranking mondial, n’a disputé que deux tournois cette année : il a terminé le Masters à la 47e place et a abandonné lors du PGA Championship. Mais, secrètement, il rêve toujours d’un exploit. Et, sur le papier, cet Old Course, si stratégique, convient comme un gant à son jeu. Sur un links si classique, où il faut faire preuve de patience, jouer juste et ne pas frapper comme une bête, les vieux renards ont bien plus d’atouts que les jeunes loups ! Sur les fairways secs et durs, les fers longs seront très utiles pour faire rouler les balles. Et il faudra souvent putter d’en dehors des greens, à l’écossaise. S’il y a un Major que le Tigre peut donc gagner, avec son expérience et son talent, c’est bien celui-là ! “Mais l’objectif est aussi d’apprécier le moment et de prendre du plaisir” ajoute-t-il.

Ceci dit, ce ne sont pas les prétendants à la Claret Jug qui manqueront, ce jeudi, sur le tee n° 1, devant la majestueuse façade du Royal&Ancient. En net regain de forme et de confiance ces derniers mois, Rory McIlroy a des fourmis dans le swing. “Gagner à St. Andrews, c’est le must absolu dans notre sport. Alors, oui j’en rêve”, confie le Nord-Irlandais qui n’a plus remporté un Grand Chelem depuis le PGA Championship de 2014 à Louisville.

L’Angleterre, elle, aura les yeux rivés vers Matthew Fitzpatrick. Tout auréolé de son sacre à l’US Open, le natif de Sheffield ambitionne un historique doublé. Avec son jeu de métronome et son putting d’horloger, il a le clairement le profil pour dompter les pièges du Old Course. Voilà trente ans qu’un sujet de Sa Gracieuse n’a plus remporté The Open. C’est une éternité.

Colin Morikawa (tenant du titre), Scottie Scheffler (n°1 mondial), Xander Schauffele (vainqueur de l’Open d’Écosse dimanche), Jon Rahm, Justin Thomas, Jordan Spieth et Cameron Spieth font aussi partie des bons papiers des bookmakers. Autant en emporte le vent…