Autant en emporte le vent

Golf

Miguel Tasso

Publié le

En découvrant le parcours du Royal St. George's Golf Club, qui sera le théâtre à partir de jeudi du 132e British Open, Tiger Woods n'a pas masqué son étonnement. «J'étais un peu perdu! Je ne savais pas où frapper la balle...» confia le n°1 mondial.

Et c'est vrai que le célèbre links de Sandwich (par 71 de 6497 mètres), au sud de l'Angleterre, est vraiment déroutant avec ses trous aveugles, ses bunkers si profonds, ses fairways étroits, son rough épais et ses greens rapides. «Il faut vraiment, chaque fois, choisir le bon club sous peine de perdre, au minimum, un coup...»

Ce British Open s'annonce, en tout cas, passionnant. Plutôt décevant lors des deux premières levées du Grand Chelem (il termina 15e du Masters et 20e de l'US Open), Tiger Woods a besoin de redorer son blason. Déjà lauréat de l'épreuve en 2000 sur un autre links prestigieux, à St. Andrews, l'Américain rêve d'un deuxième sacre dans le Kent. Son récent succès dans le Western Open, à Lemont, l'a mis en confiance. Mais les conditions de jeu de l'Illinois n'avaient évidemment rien à voir avec celles du bord de la mer du Nord! Si, d'aventure, le vent se met à souffler, le parcours du Royal St. George's peut se transformer en véritable enfer. Plusieurs par 4 dépassent largement les 400 mètres: c'est notamment le cas du dernier trou, long de 421 mètres...

Tiger Woods sait aussi que la concurrence sera redoutable. Tenant du titre, Ernie Els a, le week-end dernier, affiché sa grande forme en remportant, haut la main, l'Open d'Ecosse à Loch Lommond. Long, régulier, en pleine confiance, le Sud-Africain fait figure de deuxième épouvantail.

Parmi les autres candidats théoriques à la victoire, citons pêle-mêle l'Ecossais Colin Montgomerie (toujours en quête d'un premier sacre dans un Grand Chelem), l'Espagnol Sergio Garcia (qui vient de changer de swing), les Irlandais Padraig Harrington et Darren Clarke, les Anglais Nick Faldo et Justin Rose, le Sud-Africain Retief Goosen, le Fidjien Vijay Singh, les Suédois Fredrik Jacobson et Pierre Fulke, l'Allemand Bernhard Langer ou le Canadien Mike Weir (vainqueur du Masters). Et puis, n'oublions pas l'armada américaine. En marge de Tiger Woods, Jim Furyk (lauréat de l'US Open), David Toms, Davis Love III, Scott Verplank, Kenny Perry, Phil Mickelson ou Rich Beem peuvent également prétendre au sacre.

Jadis domaine réservé des joueurs britanniques, l' Open Championship a, ces dernières années, pris un solide accent américain avec les succès de Daly (1995), Lehman (1996), Leonard (1997), O'Meara (1998), Woods (2000) et Duval (2001)!

© Les Sports 2003

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