Golf

La Belgique est le pays où la croissance golfique (c’est-à-dire le nombre de nouveaux adhérents par an) est actuellement la plus importante. Il n’en fallait pas plus pour qu’un secteur immobilier se développe autour de ce loisir... qui apprécie aussi le soleil. Rencontre avec Philippe Delhaye, responsables de deux agences Century 21, Président de la fédération francophone belge de golf et vice-président national.

Philippe Delhaye, quelles sont les destinations les plus prisées par les Belges pour la pratique du golf ?

Là où il y a du soleil, assurément ! Les deux pays les plus sollicités pour le golf sont le Sud de la France et surtout l’Espagne. En effet, l’Espagne propose encore des prix démocratiques en termes d’immobilier, dans le sillage de la crise de 2008. De plus, l’offre golfique y est très importante, et l’accès aisé. En 2h30 de vol, on y est ! Plus marginalement, je citerais aussi le Maroc, qui a lui aussi développé pas mal d’offre golfique ces dernières années, mais l’actualité a joué en sa défaveur. Je citerai enfin le Portugal, mais celui-ci propose moins d’offre que ses concurrents.

Quel est le rapport des Belges au golf ?

La croissance est perpétuelle au niveau du nombre d’adhérents. Nous sommes l’un des seuls pays à connaître un tel boom. Mais nous accusions aussi un léger retard par rapport à d’autres territoires. On compte aujourd’hui 65 000 golfeurs en Belgique. La France est proportionnellement à la traîne par rapport à nous en regard de cette évolution.

Quels types de biens ambitionnent les golfeurs à l’étranger ?

S’ils souhaitent acheter et qu’ils en ont les moyens, les golfeurs se dirigeront volontiers vers une villa. Dans les autres cas, ce sont plutôt les appartements qui seront privilégiés, surtout en Espagne. En effet, pour un même budget, on bénéficie d’un bien beaucoup plus spacieux en Espagne que dans le Sud de la France, par exemple. L’Andalousie, la Costa Blanca et la Costa del Sol sont les plus prisées car la météo y est clémente en toutes saisons et la pratique du golf y est donc possible tout au long de l’année. De plus, de nombreux aéroports desservent aisément ces régions.

Quelles sont leurs priorités ?

Se situer à une distance raisonnable du golf (maximum 30 minutes), disposer d’’un espace pour stocker leur matériel de golf, et d’une grande terrasse. Heureusement, c’est le cas de nombreux biens en Espagne. Vu le temps, la terrasse est en effet exploitée à son maximum, ce qui n’est pas forcément le cas en Belgique. Une connexion internet est également indispensable. En effet, les joueurs apprécient regarder les chaînes de golf. Les États-Unis – le pays du golf par excellence - disposent carrément de chaînes thématiques entièrement dévolues à la pratique du golf.

Pas de demande immobilière pour les États-Unis ?

Il est vrai que ce pays propose des parcours exceptionnels, surtout en Floride, mais il est plus compliqué d’y acheter. Non seulement parce que les prix y sont très élevés, mais surtout à cause de la distance. Les Belges s’y rendent volontiers 15 jours d’affilée, mais pas en minitrip de golf.

Le golf a-t-il influencé le monde de l’immobilier ?

Oui, en effet, plusieurs projets immobiliers se concentrent autour des golfs, surtout en Espagne. Ils ont été spécialement créés pour les vendre ou les louer à des golfeurs potentiels, même si ce n’est bien-sûr pas une obligation de le pratiquer pour acquérir ce type de bien. En effet, ces projets plaisent beaucoup : il y fait calme, serein, les paysages y sont grandioses, et les sites parfaitement entretenus. Si on aime la beauté de la nature, on peut très bien se laisser séduire par ce type d’investissement sans pour autant jouer au golf.

Comment encadrez-vous les golfeurs souhaitant investir à l’étranger ?

Nous organisons des visites pour nos clients sur une durée de deux jours, le plus souvent en Espagne, puisqu’il s’agit de la demande la plus fréquente. Nous prenons tout en charge de A à Z. L’objectif est triple dans le cadre de cette demande spécifique. Il s’agit tout d’abord de démontrer l’intérêt du parcours golfique (9 ou 18 trous, selon la demande formulée), ensuite de faire découvrir la région avoisinante (qui présente bien entendu un intérêt touristique pour les acheteurs potentiels), et enfin la visite des biens immobiliers. Nous nous en tenons en moyenne à trois ou quatre par jour, afin que client potentiel ne se sente pas perdu. Ces logements font bien entendu l’objet d’une sélection rigoureuse en fonction des desideratas des clients (surface, localisation, prix...). Pour organiser ce type de voyage, il faut bien entendu s’y connaître en golf...

Century 21 s’occupe également de la promotion d’un logement « spécial golf » en Espagne.

Oui, effectivement, il est situé à Mundo Aguilon, près de Murcia, en Andalousie. Le site est idéalement implanté en bordure de golf - un 18 trous - et à 5 minutes de la mer. On y trouve aussi de petites villes sympas à proximité. Enfin, les appartements (1, 2 ou 3 chambres) disposent de grandes et belles terrasses.

Infos : Projet immobilier "Mundo Aguilon Espagne"