Après avoir pris 16 kg de muscles, le champion américain pulvérise tous les records de distance !

En s’adjugeant, ce dimanche, le Rocket Mortgage Classic à Détroit, Bryson DeChambeau, 26 ans, a ajouté une nouvelle ligne à son palmarès et a défrayé, un peu plus, toutes les chroniques. Depuis la reprise des tournois sur le PGA Tour, le champion américain alimente, il est vrai, bien des conversations. En cause : son nouveau look de déménageur qui ne cesse de faire le buzz sur toute la planète golf !

Durant les semaines de confinement, l’étonnant joueur californien a en effet passé le plus clair de son temps dans sa salle de fitness. C’est bien simple : il a engrangé la bagatelle de 16 kg de muscles supplémentaires. Résultat : ses frappes sont désormais supersoniques. Pour soulever le sixième trophée de sa carrière sur le circuit américain, il a signé une moyenne de "drive" de 320 mètres sur les quatre jours du tournoi de Détroit. C’est du jamais-vu. "Sa puissance est phénoménale. Il parvient, dès lors, à trouver des trajectoires de balles complètement improbables pour les autres joueurs", analysait Phil Mickelson, incrédule. Et c’est vrai que tout est stupéfiant chez DeChambeau qui, le plus souvent, n’a besoin que d’un "wedge" en deuxième coup sur les pars 4. Lorsqu’il n’est pas déjà sur le green !

Physicien de formation, anticonformiste et ultra-compétiteur, Bryson avait déjà suscité la controverse lors de ses débuts professionnels en trempant ses balles dans des sels d’Epsom pour vérifier leur centre de gravité, puis en utilisant des fers de longueur identique pour sublimer le swing répétitif. Une même position à l’adresse pour chaque coup en laissant la face du club faire le travail : c’était une vraie révolution technique. Mais, sur les practices du PGA Tour, les sourires ironiques et sceptiques se sont vite transformés en mimiques admiratives. Fût-il déboussolant, "The Scientist" (c’est son surnom) n’a jamais cessé de progresser, participant même à la Ryder Cup à Paris en 2018 au sein du team US. Aujourd’hui, le "Bonhomme Michelin" du swing se retrouve à la septième place du ranking mondial. Il vient d’aligner sept top 10 consécutifs et sa nouvelle puissance herculéenne lui a donné une nouvelle dimension, au propre comme au figuré.

Au début des années 2000, Tiger Woods avait été le premier à accorder à la préparation physique une réelle importance pour l’agenda du golfeur professionnel. Depuis, la plupart des champions sont devenus de véritables athlètes. Mais DeChambeau a carrément franchi une étape supplémentaire, usant désormais de ses 108 kg de muscles pour asséner des frappes hallucinantes jamais vues jusque-là !

Bien sûr, certains parcours se prêtent mieux que d’autres à ce type de jeu. Certes, ici ou là, DeChambeau commet parfois des erreurs. Mais sa démonstration de Détroit (il a joué 23 coups sous le par) en dit long sur son potentiel. Son drive sur le dernier trou a été mesuré à 335 mètres ! Prochain défi : remporter un premier tournoi du Grand Chelem. Rendez-vous début août au PGA Championship, à San Francisco !