Passionné de sports, il aurait pu faire carrière en natation ou en cyclisme. Le hasard l’a conduit à céder à la tentation des greens. "J’avais une douzaine d’années lorsque je suis tombé sur la retransmission du British Open à la BBC. Il y avait un certain Tiger Woods. Avec mon frère jumeau, on a été bluffés par son talent et son charisme. Quelques jours plus tard, on était au practice du Five Nations à Méan pour une première initiation ! Un vrai coup de foudre qui nous a poussés à devenir membre au Royal Sart-Tilman, près de notre domicile de Neupré."

Depuis, Arnaud Galand n’a cessé de progresser dans toutes les catégories d’âge. "Et, après mes humanités, j’ai décidé de partir en Floride pour combiner, durant quatre ans et grâce à une bourse, études universitaires à West Palm Beach et golf de haut niveau. C’est une filière fantastique. Mon jeu a beaucoup évolué. Il est devenu plus compétitif et performant à tous les niveaux."

Son diplôme en business international en poche, il vient de décider de se lancer dans la carrière professionnelle. "C’est un énorme défi mais je me sens prêt à le relever. Voilà plus de dix ans que le golf occupe l’essentiel de ma vie. Je voulais absolument tenter ma chance en commençant au bas de l’échelle mais avec de grandes ambitions."

Cette année, le joueur liégeois de 25 ans disputera des tournois sur le Pro Golf Tour et l’Alps Tour. Il bénéficiera aussi de quelques wild-cards fédérales sur le Challenge Tour. "Et, en octobre, je disputerai aussi les qualifications pour l’European Tour, mon objectif suprême."

En Espagne la semaine prochaine

Garçon posé, patient et équilibré, bien dans sa peau et bien dans son swing, Arnaud sait qu’il lui faudra du temps pour rejoindre Thomas Pieters, Thomas Detry ou Nicolas Colsaerts en haut de l’affiche. Mais il sait aussi qu’il a de solides atouts dans son jeu. Grâce à son coach Jérôme Theunis, son registre technique a beaucoup progressé. Pour son deuxième tournoi pro, sur le Pro Golf Tour, il vient de s’offrir un top 10 en Égypte. "La semaine prochaine, je disputerai un tournoi du Challenge Tour à Sancti Petri, dans le sud de l’Espagne. Ce sera un nouveau test…"

Pour relever le challenge, il peut s’appuyer sur Michaël André, secrétaire du Sart-Tilman, qui s’occupe de son management. Et pour boucler son budget (environ 30 000 euros par an en frais de voyages et d’hébergements), il bénéficie de l’aide de l’AFGolf, de quelques sponsors liégeois (Cloud Power, Coretec, Golf and Greens…) et, bien sûr, de ses parents qui sont aussi ses premiers supporters. "Je savoure vraiment le moment. Faire de sa passion son métier est un vrai privilège et je vais me battre pour y arriver. Il y a forcément, parfois, un peu de stress. Mais je me sens tellement motivé !"

Un jour, peut-être, il comblera même son plus grand rêve : participer aux Jeux olympiques. "Cette compétition me fascine depuis tout petit. Alors, c’est vrai, ce serait juste incroyable de me retrouver au beau milieu des athlètes lors de la cérémonie d’ouverture…"