Colsaerts et Pieters doivent réussir un "Top 10" en Ecosse afin de disputer le British Open.

Nicolas Colsaerts et Thomas Pieters disputent cette semaine l’Open d’Ecosse, épreuve dotée de 3 000 000 £ qui se déroule pour la première fois au Royal Aberdeen, un par 71 de 6 278 m, pur links comme il se doit. Ils y affronteront le gratin britannique (Rory McIlroy, Justin Rose, Ian Poulter, Luke Donald, Lee Westwood,…) désireux de préparer "leur" British Open, tout comme quelques Américains, dont le tenant du titre Phil Mickelson.

Il s’agira pour nos deux représentants sur le circuit européen de la dernière chance d’obtenir un ticket pour le troisième "major" de la saison, qui aura lieu la semaine prochaine au Royal Liverpool. Pour être de la partie, Colsaerts et Pieters doivent terminer dans le "Top 10" en Ecosse, et se retrouver parmi les trois premiers joueurs pas encore qualifiés pour The Open. Une gageure qu’ont réussie dimanche à l’Open de France le Suédois Robert Karlsson, le Nord-Irlandais Michael Hoey et le Français Victor Riu.

"Cela reste tout à fait possible pour Nicolas… A condition de retrouver une compétitivité sur les greens , nous commente son manager Vincent Borremans. Il est pour l’instant en train de rectifier un problème technique à ce niveau, à savoir un problème d’alignement suite à une face de club trop ouverte. Cet aspect purement technique joue aussi sur son mental, vu qu’il est très frustré dès qu’il rate un putt de moins de deux mètres. Ce qui finit aussi par déteindre sur son long jeu, alors qu’il est encore énervé quand il arrive au tee suivant…"

Bref, Colsaerts est pour l’instant à la recherche de la sérénité nécessaire afin de réussir LA performance qui le remettrait dans une spirale positive.

Plans A et B

"Nous espérons réaliser le plan A, à savoir une bonne perf en Ecosse suivie d’une autre au British Open pour jouer également en août à l’USPGA. Si ce n’est pas le cas, Nicolas fera un break de quinze jours, avant quinze jours d’entraînement pour préparer quatre tournois d’affilée sur le circuit européen (Danemark, Tchéquie, Italie et Suisse), qui sera alors notre unique objectif d’ici la fin de l’année."

Ce dernier objectif est également celui de Thomas Pieters, qui possède toujours une longueur d’avance à ce niveau (74e à la Race to Dubaï, tandis que Colsaerts est 94e) lui permettant d’être assuré de conserver sa carte pour le circuit européen 2015. Ce qui n’est pas (encore) le cas du "Belgian Bomber" qui, à l’évidence, a également besoin de sérénité à ce niveau.