Nicolas Colsaerts va entamer la semaine prochaine les "Final Series", à savoir les derniers tournois de la saison, richement dotés, de l’European Tour, avec en point d’orgue le DP World Tour Championship, du 14 au 17 novembre à Dubaï. D’ici là, le Bruxellois, actuellement 30e de la Race to Dubaï (717000€ engrangés en 15 tournois), disputera deux autre épreuves d’envergure : le BMW Masters de Shanghai (du 24 au 27 octobre) et le Turkish Airlines Open (du 7 au 10 novembre à Antalya), dotés tous deux de 7000000$.

Colsaerts fera l’impasse par contre sur le HSBC Champions de Shanghai, épreuve de renom dotée de 8500000$ et disputée sur le parcours de Sheshan. Et pour cause : Colsaerts n’est pas qualifié pour ce tournoi, qui s’adresse uniquement aux joueurs du Top 50 mondial ou ayant remporté un tournoi du circuit européen ou du PGA Tour américain 2013. Redescendu à la 54e place au World Ranking malgré quelques bons résultats ces dernières semaines (4e en Italie et 15e au Portugal), il ne remplit donc plus cette condition.

"Nous ne voulions de toute façon disputer que trois des quatre "Final Series", mais il était cependant préférable de jouer les deux tournois à Shanghai, vu que le HSBC Champions est déjà pris en compte pour le PGA Tour américain 2014. Remonter dans le Top 50 mondial d’ici la fin de l’année reste important en vue du Masters d’Augusta 2014", nous commente Vincent Borremans, le manager de Colsaerts, le "Belgian Bomber" étant actuellement à Las Vegas pour une séance de shooting chez Callaway, alors qu’il est l’une des figures emblématiques de cette marque en raison de sa longueur de drive.

Le tour du monde en 48 h

"Nicolas va faire le tour du monde cette semaine, en rejoignant Shanghai via Los Angeles et Tokyo. Après le BMW Masters, il ira ensuite à Dubaï se préparer physiquement et techniquement avec Richard et Michel Vanmeerbeek avant d’aller en Turquie, de retourner à Dubaï pour le DP World Tour, puis aller en Australie la semaine suivante en vue de la World Cup à Melbourne (Australie), où il sera le seul représentant de la Belgique".

Soit une débauche d’énergie en dehors des terrains qui risque de se payer cash au niveau fatigue (physique et mentale) dans quelques semaines !

"C’est l’une des raisons pour lesquelles nous allons faire un gros travail de renforcement musculaire en vue de la prochaine saison", poursuit M. Borremans. "Il faut absolument que Nicolas soit au top physiquement s’il veut tenir le coup toute la saison prochaine, une année Ryder Cup qui s’annonce à nouveau bien remplie, entre le circuit européen et le circuit américain".

On en oublierait presque de parler de golf proprement dit. "Son fond de jeu est là, mais il n’était pas inspiré au Portugal sur les greens en ne faisant pas assez de birdies. En matière de chipping, Olazabal et McGinley nous ont donné quelques conseils, que nous espérons pouvoir mettre rapidement en pratique…"