Le golfeur anversois a remporté le Masters de Tchéquie. C’est son quatrième titre sur l’European Tour et le signal d’un nouveau départ.

Après trois ans de disette, Thomas Pieters a enfin renoué avec la victoire sur l’European Tour. Le champion anversois, âgé de 27 ans, a remporté ce dimanche le Masters de Tchéquie qui s’est disputé sur le parcours Albatross (par 72) à Prague. Très solide tout au long des quatre tours, il a terminé le tournoi à 19 coups sous le par, avec un coup d’avance sur le jeune rookie espagnol Adri Arnaus. C’est son quatrième titre sur le circuit professionnel européen après ses sacres lors de ce même tournoi tchèque (2015), au KLM Open (2015) et au Made in Danemark (2016).

Ce succès tombe au bon moment pour relancer la carrière du n°1 belge qui venait précisément de quitter le Top 100 mondial. En manque de confiance, souvent irrégulier et nerveux, Pieters a connu deux saisons compliquées. Souvent placé, jamais gagnant, on le sentait frustré. Tête basse, il ruminait, quitte à afficher quelques gestes de mauvaise humeur. « Mais il était écrit que tôt ou tard la balle roulerait pour lui. Voilà plusieurs mois qu’il est exceptionnel à l’entraînement » rappelle son coach Jérôme Theunis.

Soyons clair : ce Masters de Tchéquie, doté d’un million d’euros de prize money, est l’un des tournois les plus modestes du calendrier de l’European Tour. C’est l’équivalent d’un ATP 250 en tennis. Aucun des membres du Top 50 mondial n’était d’ailleurs présent à Prague. Mais pour Pieters, cette victoire va forcément servir de déclic. Elle va lui permettre de retrouver largement sa place dans le Top 100 mondial, de se rapprocher du Top 30 à la Race to Dubaï et, en filigrane, de se rappeler au bon souvenir de Padraig Harrington, nouveau capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup.

Sur ce parcours de l’Albatross qui convient parfaitement à son jeu, il a, en tout cas, affiché son niveau de jeu. Ses statistiques (80% de greens en régulation, 285 m en moyenne au drive, 1,6 putt par green) en disent long sur son état de forme. En contrôle total, il a parfaitement géré son dernier tour même si, sur la fin, il s’est retrouvé sous pression. En difficulté sur le trou 15, il a sagement préféré se dropper plutôt que de tenter le diable. Et il a sauvé un par improbable ! Et sous pression sur le 17, il est superbement sorti du rough pour conserver son avance. «Je suis très heureux de gagner ici, quatre ans après ma première victoire. J’ai bien drivé tout au long de la semaine. Et mon putting a également répondu présent. C’était très important. Sur la fin, j’ai dû m’accrocher car Arnaus revenait fort. Mon par sur le 15 a été très important. Après, j’ai essayé de gérer la situation avec mon expérience » confiait le Belge, enfin libéré et souriant.

On sait que Pieters fonctionne beaucoup à la confiance. Lorsqu’il est bien dans sa tête, il fait clairement partie des meilleurs joueurs du monde. Il peut donc se montrer très optimiste pour la deuxième partie de la saison, très riche en tournois rémunérateurs. Pour lui, c’est quasiment un nouveau départ.