Il décompte les jours. Si tout va bien, en juin prochain, Giovanni Tadiotto débutera sa carrière sur le circuit professionnel. « Initialement, j’avais programmé ces débuts au printemps dernier. Mais la pandémie m’a obligé à les reporter d’un an » confie le jeune champion de 22 ans.

Depuis près de cinq ans, « Gio » a élu résidence à l’Université Urbana-Champaign, près de Chicago, où il combine études en Business-Marketing et golf de haut niveau. « J’ai obtenu mon diplôme en mai et, pour compléter mon CV, j’ai décidé d’y ajouter une spécialisation en communication. Parallèlement, je travaille évidemment toujours mon swing avec l’Illinois Team.»

De son propre aveu, le petit prince de Rigenée se sent prêt pour le grand saut. «J’ai encore une belle marge de progression mais mon jeu a beaucoup évolué dans tous les secteurs. Je suis plus solide, plus complet, plus mature et, surtout, plus compétitif. J’ai acquis une vraie mentalité de winner. »

La section golf de l’Université de l’Illinois, pilotée par le coach Mike Small, fait référence dans les coulisses du swing américain. Elle a formé de nombreux champions, dont Thomas Pieters et Thomas Detry. A l’instar d’Adrien Dumont de Chassart (qui poursuit également ses études à Urbana-Champaign), Giovanni Tadiotto se verrait bien pérenniser la success-story belge !

Théoriquement, en juin, il remettra donc le cap vers l’Europe pour gagner ses premiers galons sur le Challenge Tour. «Mais il est aussi possible que je reste aux States. Si je termine la saison dans le Top 5 du ranking universitaire, je bénéficierai d’une full card pour le Korn Ferry Tour, la D2 du PGA Tour. On n’en est pas là mais ce serait une opportunité fantastique. »

Gio avait commencé ce millésime 2020 en signant quelques très bons résultats (quatre Top 5 en six tournois) sur le circuit US universitaire. La crise sanitaire a freiné brutalement sa marche en avant. « Les compétitions ont été annulées durant plusieurs mois. C’était très frustrant. L’Univ a même fermé ses portes. Heureusement, j’ai été merveilleusement accueilli par la famille de ma fiancée qui réside à Chicago. Et j’ai pu continuer à m’entraîner.»

Les yeux tournés vers l’avenir, bien dans sa peau et bien dans son swing, Giovanni Tadiotto a clairement franchi un cap. L’enfant de la balle est devenu un homme. Il lui reste désormais à confirmer au niveau professionnel. Un énorme défi, sur tous les plans. Y compris financier. «Mes parents ont toujours été là pour m’aider. Je peux compter aussi sur le soutien la Fédé, de l’AFGolf et, bien sûr, de mon club de Rigenée. Mais j’espère être accompagné dans ma progression par des sponsors. Je ferai tout pour être à la hauteur de leur investissement.»