Nicolas Colsaerts a frappé un grand coup d’entrée à l’Open d’Italie, épreuve du circuit européen dotée de 1 500 000€ disputée sur le parcours du Circolo Golf Club de Torino. Le “Belgian Bomber” y a rentré une première carte de 65 (- 7) pour prendre le leadership, à égalité avec l’Argentin Ricardo Gonzalez et l’Allemand Maximilian Kieffer. Une performance d’autant plus étonnante qu’il sortait d’une semaine difficile (abandon suite à une angine au KLM Open) et qu’il a débuté hier son parcours par un bogey sur son premier trou . Mais Colsaerts a sorti ensuite le grand jeu, en alignant 6 birdies d’affilée via des coups de fers millimétrés, puis encore un sur son 9e trou pour se retrouver à six coups en-dessous du par à l’entame du back nine. Il terminera son parcours de manière très “steady”, avec un maximum de greens en régulation et un birdie sur son dernier trou pour rentrer sa meilleure carte de la saison.

Les quelques jours passés à la maison dans un canapé, avec ma mère aux petits soins, m’ont fait le plus grand bien, commentait-il hier, le sourire en coin. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire et je me sens désormais à nouveau à 100 % ici à Turin, où les conditions sont idéales, tant au niveau du terrain que du climat…”

Colsaerts doit désormais confirmer ce retour à l’avant-plan. Après un été golfique très morose, avec notamment des éliminations précoces au British Open et à l’US PGA, le Bruxellois de 30 ans est en effet redescendu à la 54e place mondiale, et risque de perdre de nombreux droits de jeu (Masters, US Open, tournois WGC…) s’il ne remonte pas dans le Top 50 d’ici la fin de la saison. Par ailleurs, vu ses résultats, il n’est pour l’instant pas qualifié pour le Seve Trophy, rencontre qui opposera dans deux semaines, à St-Nom-La-Bretèche (Paris), les 10 meilleurs joueurs de la saison d’Europe Continentale aux 10 meilleurs Britanniques. Soit un passage quasi obligé pour un prétendant à une sélection pour la Ryder Cup 2014.

C’est vrai qu’il y a beaucoup de raisons pour bien jouer ici en Italie, même si je ne veux pas y penser pour l’instant, mais juste me concentrer sur le prochain coup à faire sur le terrain , commentait-il. La Ryder Cup, c’est encore un très, très, très long chemin .” Pour arriver à cet objectif avoué, Colsaerts devra en effet accumuler les bonnes performances et les bonnes cartes. A commencer par les trois prochains jours du côté de Turin...