Il fait partie des rares joueurs belges amateurs à avoir pu fouler les greens et les fairways de l’Augusta National, théâtre traditionnel du Masters. "J’étais invité par mon ami John Carr, l’un des 300 membres de ce club ultra-fermé. C’est la seule façon d’être autorisé à poser sa balle sur le tee n°1" sourit Jan Baert, administrateur du groupe Concentra et figure emblématique du Royal Limburg.

Les yeux émerveillés, ce passionné de golf a évidemment savouré chaque moment. "Le parcours est d’une fascinante beauté et d’une incroyable difficulté. C’était précisément au mois de novembre. Avec les couleurs de l’automne, le décor a des allures de carte postale. Des dizaines de jardiniers manucurent chaque parcelle de terrain. Mais le défi golfique est redoutable. Les greens sont rapides comme le marbre. Pour un putt de 10 mètres, il fallait parfois à peine toucher la balle ! Heureusement que j’avais un caddie pour me donner les bonnes lignes. On pense qu’il faut jouer un mètre à droite du drapeau alors qu’en réalité il faut viser deux mètres à gauche !"

Il a été très impressionné par le relief du parcours. "A la télévision, il semble plutôt classique. Sur place, c’est très différent. Le joueur n’a jamais les pieds plats. Le trou n°10 est carrément en pente. Et, sur le 18, l’approche se fait à l’aveugle, tant le green est haut perché."

Mais c’est toute l’atmosphère de ce club qui l’a fasciné. "On est dans un autre monde. Le greenfee n’existe pas. L’invité est entièrement pris en charge par son hôte, y compris au restaurant. Dans les vestiaires, chaque membre a son casier qui reste grand ouvert toute l’année !"

Le club a ses coutumes. "J’avais la chance de loger dans une villa près du trou n°1. Et j’avais le privilège de manger, le soir, au Club House. Les règles y sont très strictes. Chaque membre se doit ainsi d’y porter la fameuse « green jacket » qui, en aucun cas, ne peut quitter l’enceinte du club. Si elle doit être nettoyée ou s’il lui manque un bouton, c’est l’Augusta National qui s’en charge !"