Après les tournois du Grand Chelem, le Players Championship, qui se déroule de jeudi à dimanche sur le parcours du TPC de Sawgrass, est l'épreuve la plus importante de l'année. Dotée de 8 millions de dollars de prize money, elle réunit évidemment tous les meilleurs joueurs du monde.

Cette fois, l'intérêt du tournoi est encore accentué par la lutte féroce que se livrent, au sommet de la hiérarchie, les meilleurs joueurs du monde. Grâce à sa deuxième place obtenue au Bay Hill Invitational, Vijay Singh a récupéré, dimanche dernier, son trône de numéro un mondial. Mais tout pourrait encore changer à Sawgrass! En cas de victoire - et sous certaines conditions -, Tiger Woods et Ernie Els pourraient en effet se hisser sur la plus haute marche du podium, tant l'écart est faible entre les trois «ténors»!

Le parcours de Sawgrass (par 72 de 6320 mètres), à Ponte Vedra Beach (Floride), est mondialement réputé pour son fameux trou n°17, chouchou de toutes les télévisions. Sur le papier, ce par 3 très spectaculaire de 120 mètres n'est pourtant pas très difficile. Dans les faits, il sert souvent de juge de paix. Le green, minuscule et très difficile à lire, est, il est vrai, ceinturé d'eau et de bunkers! Bref, c'est à un véritable exercice de tir de haute précision qu'est soumis le joueur. «Selon la force du vent, on peut jouer un pitch ou un fer 5. C'est infernal» résume Tiger Woods, lauréat du tournoi en 2001.

L'an passé, c'est le jeune Australien Adam Scott qui avait remporté ce Players Championship en devançant d'un coup l'Irlandais Padraig Harrington. Qu'en sera-t-il cette fois?

Singh revanchard

Même s'il a retrouvé son fauteuil de «number one», Vijay Singh n'a pas digéré de s'être fait voler deux fois la victoire, ces deux dernières semaines, par Padraig Harrington (en playoff à Palm Beach) et par Kenny Perry (sur le dernier trou au Bay Hill). Vainqueur à Miami (après un somptueux duel face à Mickelson), Tiger Woods est, pour sa part, retombé de son nuage en ne terminant qu'à la 23e place à Orlando. Quant à Ernie Els, double lauréat à Dubaï et au Qatar, il a fait un retour discret et prudent sur ce circuit américain qu'il snobe volontiers.

Et si Phil Mickelson (qui s'est offert quinze jours de repos) ou Retief Goosen (toujours aussi impressionnant dans le petit jeu) mettaient tout le monde d'accord? C'est une possibilité.

Une chose est sûre: à quinze jours du Masters, c'est bien plus qu'une répétition générale!

© Les Sports 2005