Elle en parle avec des étoiles dans les yeux. “L’Augusta National, c’est sans doute le plus beau parcours de golf du monde. C’est dire si je suis excitée à l’idée d’y jouer…”

Âgée de 22 ans, Clarisse Louis fait partie des 72 joueuses qui participeront, dès ce mercredi, à l’Augusta National Women’s Amateur, en Géorgie. “Les critères de qualification sont très stricts. Il n’y a que 30 places pour les joueuses non américaines. Je me suis qualifiée de justesse. C’est un grand honneur et j’espère évidemment être à la hauteur !”

Les deux premiers tours se disputeront sur le parcours “Champions Retreat”. Les trente premières auront le privilège de disputer ensuite le tour final sur le parcours mythique de l’Augusta National, traditionnel théâtre du Masters. “J’avais déjà participé au tournoi en 2019 mais je n’avais pas réussi à passer le cut. Heureusement, j’avais pu faire le tour de reconnaissance. Cette année, je vais tout faire pour jouer les trois tours !”

Elle garde de l’Augusta National un souvenir ému. “Le parcours est manucuré par une armée de jardiniers qui coupent parfois le gazon avec des ciseaux ! Les greens sont juste incroyables tant ils sont rapides et illisibles. On se dit qu’il faut putter à gauche alors qu’en vérité, c’est l’inverse. C’est bluffant…”

Clarisse Louis a découvert les joies du swing à l’âge de cinq ans en suivant ses parents au golf de Rigenée, à Villers-la-Ville. C’est dans ce club – qui a formé tant de grands champions belges – qu’elle a gravi les échelons un à un dans les catégories d’âge pour devenir la meilleure joueuse amateur du pays. Mais le golf n’occupe pas tout son agenda, loin de là. Entre deux chasses aux birdies, elle joue toujours au hockey à un très bon niveau avec l’équipe du White Star et elle est en troisième année à la Solvay Business School de l’ULB. “Pour l’heure, mes études d’ingénieur de gestion sont prioritaires. Je suis en troisième année. Une fois mon diplôme en poche, il sera temps de voir si, oui ou non, je décide de me lancer dans une carrière de joueuse professionnelle. Le niveau du golf féminin international est de plus en plus élevé et exigeant. Il faudra faire le bon choix !”

Passionnée de sports, son rêve ultime est de participer aux Jeux olympiques. “Tous les quatre ans, je passe des heures devant la télé à regarder les compétitions, toutes disciplines confondues. C’est dire si ce serait génial de me retrouver au cœur de cet événement…”