Au dernier recensement, on comptabilise 67 000 licenciés dans les nonante clubs du royaume. Le récent confinement a d’ailleurs incité de nombreux indécis à succomber enfin à l’appel des greens. Sport nature, que l’on peut pratiquer à tout âge, toute l’année, seul ou accompagné, le golf réunit bien des atouts. Certes, il conserve parfois, dans notre pays, une réputation élitiste et s’apparente toujours aux yeux de certains à un sport de vieux, de riches et de snobs. Mais cet héritage d’un autre temps est en passe de disparaître comme ce fut le cas, un peu plus tôt, pour le tennis et le hockey. Dans les clubs, les cotisations sont à la baisse et de nombreux packages permettent aux débutants de découvrir la discipline à des prix très abordables pour tous les portefeuilles. Ce n’est pas un hasard si les juniors sont de plus en plus nombreux à s’adonner aux joies du drive et si les afterworks sur les greens sont de plus en plus populaires auprès des jeunes cadres dynamiques, ravis d’échanger cartes de score et de visite.

L’exemple vient, il est vrai, de loin et de haut. Les anciens se souviennent sûrement des exploits de Flory Van Donck, Donald Swaelens, Philippe Toussaint ou Florence Descampe. Et, depuis une dizaine d’années, le drapeau noir, jaune et rouge flotte encore davantage aux mâts des plus grands tournois internationaux. Nicolas Colsaerts a montré la voie en participant notamment à la Ryder Cup de 2012, où il domina Tiger Woods lors d’une partie mémorable. Thomas Pieters a pris le relais, remportant plusieurs tournois sur l’European Tour et disputant, à son tour, la Ryder Cup de 2016. Et Thomas Detry suit déjà les traces de ses illustres aînés. Il a encore terminé deuxième, dimanche, en Angleterre et vient d’entrer dans le top 100 mondial (voir page 28). Aves trois champions de ce niveau, la petite Belgique est devenue une nation qui compte sur les fairways. D’autant que plusieurs jeunes - dont Adrien Dumont de Chassart et Giovanni Tadiotto - affûtent déjà leurs armes dans les plus importants tournois amateurs aux États-Unis et que l’Anversoise Manon de Roey ne cesse de grimper dans la hiérarchie féminine.

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