Nouvelle saison, nouvelles ambitions pour la PGA of Belgium! A l'occasion de son quinzième anniversaire, l'Association des Golfeurs Professionnels s'est en effet dotée de nouvelles structures avec la nomination du comte Léopold Lippens au poste de président en remplacement de Henri Dyon. «En sa qualité de président du Royal Golf Club du Zoute, il connaît le golf et, en sa qualité d'homme d'affaires, il maîtrise les secrets du business», explique Chris Morton, Chairman de la PGA of Belgium.

Celle-ci veut, en vérité, présenter une nouvelle image. Plus dynamique et moins fermée. «Notre Association, reconnue au plus haut niveau européen, compte actuellement 142 membres (pros dans les 76 clubs du pays) plus une quarantaine de stagiaires. Elle a un rôle important à jouer au sein du golf national» confie Léopold Lippens qui s'est entouré d'un Board of Governors au sein duquel on retrouve des personnalités du monde des affaires comme Serge Caustur (Renault), Claude Desseille (Winterthur), Marc Huydonck (KPMG) ou Luc Opdebeeck (Sun Microsystems).

Avec un secrétariat fixe installé au Waregem Golf Club et dirigé par Bernard de Bruyckere et un budget annuel d'environ 300000 €, fruit des cotisations et du sponsoring, la PGA of Belgium veut aller de l'avant, porter la bonne parole, créer des vocations, organiser des événements. «Et les pros ont un rôle de locomotives à jouer grâce à leurs cours, bien sûr, mais aussi grâce à leur dynamisme», ajoute l'Anglais Chris Morton, Managing Director au Golf Club de Damme.

Un rôle éducatif

Dans ce contexte de remise en question, les objectifs sont nombreux. «Nous organiserons, bien sûr, diverses compétitions comme le PGA Championship qui aura lieu du 20 au 23 mai au Zoute et nous serons évidemment partenaires des Pro-Am de la Mer du Nord, fin juin, et de Wallonie, fin août. Mais nous voulons surtout mettre l'accent sur notre rôle éducatif, notamment auprès des jeunes grâce au Junior Golf Program...» Voilà pourquoi la PGA espère travailler, main dans la main, avec la Fédération. «Un jour, comme je participais à une réunion à la Fédé, un administrateur m'a demandé de choisir mon camp: les pros ou les amateurs! Je lui ai répondu que je choisissais le golf» se souvient, amusé, Chris Morton. Le golf belge a, il est vrai, besoin de toutes ses forces vives pour poursuivre son développement. «La Belgique possède de fantastiques parcours et d'excellentes infrastructures. Mais il faudrait que toutes les personnes concernées marchent dans le même sens. Et ce n'est pas si évident. Quand je vois que le gouvernement vient de lancer une vaste campagne de publicité pour vanter les mérites des parcours belges auprès des étrangers et qu'il ne participe pas à l'essor du golf en Belgique, je me pose des questions...» constate Chris Morton, un zeste d'ironique british dans la voix.

© Les Sports 2003