Outre Didier de Vooght, Nicolas Vanhootegem et Jérôme Theunis, qui ont tous trois passé le cut à deux reprises cette saison sur le Challenge Tour, Laurent Richard est le Touring-pro belge en forme de ce début de saison.

Le Liégeois a en effet terminé deux fois à la deuxième place lors d'épreuves de l'Alpstour: début avril au Trophée du Maroc, où il a terminé à - 8 (70-67-74) à l'issue des trois tours sur le par 73 de Dar Es Salam; puis début mai au Wadhofen Open (Autriche), l'épreuve la mieux dotée de la saison sur l'Alpstour (56 000 €) où il a rentré des cartes régulières (72-72-73-69).

«Vu que je suis actuellement dans le Top 5 du ranking de l'Alpstour (avec 7 393 € engrangés, NdlR), je vais tenter de conserver cette place qui me permettrait non seulement d'éviter la première étape de la Qualifying School, mais aussi d'obtenir une catégorie complète pour la saison prochaine sur le Challenge Tour» nous signale-t-il.

Dans cet ordre d'idée, le joueur domicilié à Durbuy et attaché au Sart-Tilman ne met cependant pas de côté les épreuves du Challenge Tour 2006 auxquelles il va participer, que du contraire! «J'ai envie de réaliser un «coup» en Belgique, tandis que je participerai aussi la semaine prochaine au Challenge du Maroc. Dans l'absolu, il s'agit pour moi de «one-shot», alors que je n'ai joué à ce niveau qu'au compte-gouttes. Dès lors, j'espère que le système d'échanges d'invitations mis en place au niveau de la Fédération belge va perdurer, vu que c'est la meilleure opportunité donnée aux golfeurs belges afin de progresser dans la hiérarchie européenne»

Or, du haut de ses 31 ans, le temps commence à presser pour le Liégeois s'il veut réaliser une véritable carrière internationale! «Jusqu'à mes 25 ans, j'étais seulement un pro enseignant dans les clubs. Si j'ai disputé ensuite quelques tournois (EPD Tour,...) en finançant seul mes saisons, je n'ai réellement reçu ma chance que cette année» nous précise-t-il. «Outre mes sponsors (Tacchini et Wilson), j'ai en effet obtenu le soutien de sponsors privés qui me garantissent un budget annuel minimum. Alors que je suis père de famille, cette sécurité était indispensable. J'ai ensuite mis tous les atouts de mon côté, en prenant notamment depuis décembre un coach, Frank Dhondt, pour la première fois de ma carrière. Les changements apportés dans tous les secteurs du jeu m'ont été directement bénéfiques. Désormais, je me suis fixé une période de 5 ans pour atteindre l'European Tour, le seul circuit où l'on peut gagner décemment sa vie de golfeur pro en Europe».

© Les Sports 2006