La fédération francophone a signé un partenariat avec GEO, la référence internationale en développement durable.

On sait combien le respect de l’environnement est inscrit dans l’air du temps. Le monde du golf s’adapte aussi à cette nouvelle priorité. La Fédération francophone (AFGolf) vient ainsi de signer un partenariat historique avec GEO Foundation, l’organisation internationale qui pilote le développement durable dans ce sport.

Avec ce programme de certification, l’objectif est d’élever le golf francophone au rang d’acteur engagé dans la protection de l’environnement et la biodiversité en agissant au niveau de la nature, du climat, de la santé et des ressources. "Améliorer la qualité de l’air, optimiser l’utilisation de l’eau, minimiser les émissions de carbone vont devenir des priorités pour nos clubs. Cette démarche globale s’inscrit dans une stratégie environnementale à long terme. Le golf est un sport nature par excellence. Nous avons la chance de le pratiquer dans des environnements d’une qualité exceptionnelle, tant en termes de biodiversité que de paysages. Nous devons tout faire pour les préserver", résume Philippe Delhaye, président d’AFGolf.

Bruxelles et la Wallonie comptent la bagatelle de 37 clubs de golf. Ceux-ci couvrent une surface de 2 500 ha (soit l’équivalent de 3 200 terrains de football !) dont plus de la moitié est constituée de milieux naturels comme les prairies, forêts, massifs, landes, haies, plans d’eau ou rivières. C’est dire si l’enjeu est important.

Concrètement, les clubs disposeront d’une plateforme, le programme OnCourse Wallonie, qui leur permettra de recenser leur biodiversité, d’analyser leur consommation d’énergie et d’inventorier leurs ressources. Sur base de ce diagnostic, ils pourront mettre en place un programme complet d’actions durables. Par exemple : étendre le rough naturel pour consacrer une zone plus large à l’habitat naturel, réduire les surfaces tondues afin de valoriser les zones humides et les autres espaces naturels, ou encore ajouter des ruches et des plantations de fleurs sauvages…

Avec ce label, la Fédération affiche clairement sa volonté d’évoluer dans un esprit écoresponsable. Elle espère aussi, en filigrane, bénéficier à l’avenir d’une meilleure écoute du pouvoir politique, notamment dans le délicat dossier lié au décret wallon interdisant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques pour l’entretien des greens. Un dossier "touchy" qui met en danger la survie de nombreux clubs.