Qui l’aurait cru voici quelques semaines à peine ? Et pourtant le drapeau belge flotte bel et bien au mât du Congressional et c’est sur le "tee" n°1 de l’US Open que Nicolas Colsaerts se présentera ce jeudi. Auteur d’un début de saison exceptionnel, avec une victoire à l’Open de Chine et une demi-finale au "World Match-Play", le joueur bruxellois s’est également qualifié pour la deuxième levée du Grand Chelem. Pour un baptême sur le PGA Tour, c’est assurément un baptême ! "Ce premier Major aux "States" sera une vraie découverte. Mais je pense avoir quelques armes sur ce parcours du Congressionnal, long et sélectif. Si les choses se mettent bien en place, je pense pouvoir me retrouver dans les 2-3 premières pages du leaderboard . Mais, pour moi, ce sera surtout un apprentissage " , nous explique "le Coels" depuis Bethesda, dans le Maryland.

Certains se demandent si tout ne va pas un peu trop vite, ces temps-ci, pour le golfeur du Royal Waterloo. L’intéressé nuance : "Ces deux derniers mois ont été assez palpitants. Les portes s’ouvrent les unes après les autres. Logiquement, après cet US Open, je pourrai également disputer les deux Majors suivants : le British et l’USPGA. Mais, en même temps, ça fait dix ans que je suis professionnel. J’ai 28 ans. J’ai pris pas mal de claques dans le passé qui m’ont rendu plus mature pour relever ce genre de défi. En fait, j’ai plutôt l’impression que le timing est excellent "

Le parcours du Congressional est typiquement "made in USA". A priori, il convient plutôt bien au style de jeu du joueur belge. "Il faudra être long, bien sûr, mais aussi précis. Les fairways sont étroits, le rough atteint le mi-mollet et les greens sont durs et rapides. Mais, pour être honnête, je n’ai pas peur. Cette nouvelle expérience m’excite comme vous ne pouvez pas imaginer !"

Pour "Nico", c’est un rêve qui se concrétise. "J’ai regardé plein d’US Open à la télé. Je me souviens de la victoire de Corey Pavin en 95, de celle de Steve Jones en 96, de celle Payne Stewart à Pinehurst en 1999 au terme d’un duel avec Mickelson. Et du coup de fer d’Ernie Els au Congressionnal, sur le 17, qui lui permit de gagner contre Montgomerie et Lehman. L’US Open a toujours offert des duels incroyables. Là, j’ai la chance d’y participer. C’est magique !"

Avec, en toile de fond, la possibilité d’évoluer régulièrement sur le circuit américain. "Le PGA Tour a toujours fait partie de mes ambitions. Si j’ai la possibilité de me qualifier ou d’être invité a des tournois aux USA cette année ou la saison prochaine, je pars dans la minute ! Comment pourrait-on ne pas être excité de jouer sur les meilleurs parcours du monde contre les meilleurs joueurs du monde chaque semaine ?"

Colsaerts savoure chaque instant. Heureux et fier. Pour cet US Open, il a emmené dans ses bagages son coach Michel Vanmeerbeek et son manager Vincent Borremans. "On forme une équipe. Ma réussite est aussi la leur "