Décidément, la crise sanitaire bouscule toutes les habitudes. Cette année, le légendaire Open de Phoenix ne pourra, ainsi, accueillir qu’un nombre limité de spectateurs (5000 par jour au lieu de 150.000 !) et le fameux trou n°16 du TPC Scottsdale dégagera, du coup, un parfum un peu tristounet !

Le Phoenix Open, qui débute ce jeudi en Arizona, est traditionnellement l’un des tournois les plus attendus de l’année. Il n’a évidemment pas le cachet d’un Grand Chelem. Mais c’est le plus déroutant et atypique du PGA Tour américain. «On se croirait à un festival rock avec un public survolté qui carbure à la bière du matin au soir» raconte Nicolas Colsaerts qui a participé deux fois à cette épreuve si particulière.

Le show est partout et, notamment, sur le légendaire trou n°16. Sur ce petit par 3 de 150 mètres, on se croirait au cœur d’une arène. Les joueurs l’ont d’ailleurs baptisé le « trou du diable ». Le fairways et le green sont ceinturés par de vastes tribunes où le public, imbibé d’alcool et en transe, se masse. Au gré de ses humeurs, il hurle, insulte ou vénère. On est à des années lumières des traditions du golf, sport de grand respect. Mais c’est l’ADN de ce tournoi pas comme les autres qui s’apparente, un peu, aux jeux du cirque.

Pour cette édition 2020, hélas !, rien de tout cela. Covid oblige : seuls 5000 fans par jour seront autorisés à assister au tournoi. Nul doute qu’ils mettront l’ambiance mais, forcément, ce ne sera pas pareil !

Avec les présences de Justin Thomas, Jon Rahm, Xander Schauffele et surtout Rory McIlroy (qui participe pour la première fois), le tournoi vaudra néanmoins le coup d’œil !