Le coup est passé vraiment tout près. Il a fallu, en effet, un superbe birdie de l’Anglais Ross McGowan sur le dernier trou pour priver Nicolas Colsaerts d’un playoff lors de l’Open d’Italie (European Tour) qui s’est disputé sur le parcours du Chervo GC (par 72), près de Brescia. Le Bruxellois termine le tournoi à 19 sous le par à un tout petit coup du vainqueur.

Un an quasiment jour pour jour après son succès à l’Open de France sur le parcours du Golf National, Colsaerts espérait s’offrir un quatrième sacre sur le circuit européen. Tout au long du tournoi, il a fait preuve d’une remarquable régularité, ne subissant qu’un seul trou d’air (entre les trous 5 et 7 lors du deuxième tour, avec deux bogeys et un double bogey). Au départ du dernier tour, il était dans une position d’outsider idéal, à quatre coups de la tête. Prêt à bondir sur les Anglais McGowan et Canter comme un aigle sur sa proie.

Malheureusement, malgré une carte très propre de 68 (5 birdies pour un bogey concédé sur le premier trou), il n’a pas réussi à coiffer sur la ligne le vétéran Ross McGowan, 38 ans et auteur d’un improbable birdie sur le 16 (où il a rentré une sortie de bunker) et d’un autre (approche et putt) sur le « finishing hole ». "J'aurais peut-être dû être plus agressif sur les neuf premiers trous afin de mettre un peu plus de pression sur les premiers.J'ai sans doute été trop attentiste. C'est mon seul petit regret" expliquait le Belgian Bomber après la partie.

Dommage, bien sûr. Nico avait ce parcours dans l’œil. On sentait son swing affûté. Et il avait envie de dédier un éventuel succès à son caddie Brian, obligé de se mettre en quarantaine lors de ce dernier tour après avoir cotoyé un contact positif au Covid 19. Ce dimanche Nico a dû recourir, en dernière minute, au service de Charlie, un caddie anglais qu'il ne connaissait pas. Voilà qui explique peut-être ses premiers trous prudents. Mais il n’a pas grand-chose à se reprocher. Il a très bien joué, sauvant quelques putts compliqués (trous 15 et 17, notamment). Il regrettera peut-être ce drive égaré sur la droite sur le 18 (un par 5 touchable en deux) qui l’obligea à se recentrer au lieu d’attaquer le drapeau en deux coups. Mais, là encore, il a arraché un birdie très solide.

Cette deuxième place lui permet, au demeurant, de faire un joli bond à la Race to Dubaï (le classement européen de l’année) où il se positionne désormais tout près du Top 60 qualificatif pour le DP World Word de décembre au Jumeirah. Il pourrait donc parfaitement rejoindre Thomas Detry et Thomas Pieters, déjà qualifiés pour ce bouquet final de la saison.