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Golf

Nicolas Colsaerts face à ses ambitions

Miguel Tasso

Publié le - Mis à jour le

Nicolas Colsaerts défendra, à partir de jeudi, son titre lors du Volvo World Match Play. Le Bruxellois s’était imposé l’an passé sur le parcours de Finca Cortesin, en Espagne. Cette fois, l’épreuve se joue en Bulgarie, sur le "links" très spectaculaire de Thracian Cliffs, à Kavarna, au bord de la mer Noire. Après un début de saison mi-figue mi-raisin sur le circuit américain, le champion belge analyse posément son évolution.

Après quatre mois, quel bilan tirez-vous de vos débuts sur le PGA Tour ?

Il y a pas mal de frustrations. J’ai raté plusieurs cuts d’un petit point. J’ai un peu le sentiment de prendre souvent des pains sur la tronche ! Le fond de jeu est là, mais je ne suis pas assez performant dans mes approches et mon putting. Je dois faire preuve de patience

N’avez-vous pas trop joué ces derniers mois ?

Oui. Je suis sans doute le joueur du Top 50 mondial qui a participé au plus grand nombre de tournois ces dix derniers mois. Il y a d’abord eu la course à la Ryder Cup. J’ai ensuite enchaîné, dans l’ivresse du moment, avec quelques exhibitions en Asie. Et, dès le mois de janvier, je me lançais dans la grande aventure américaine. Tout cela se paie. Il est clair que, mentalement, je manque un peu de fraîcheur. Au plus haut niveau, ça ne pardonne pas.

Le circuit américain est-il vraiment plus élevé que l’européen ?

Oui, cela n’a rien à voir. Lors d’un tournoi européen, une vingtaine de joueurs peuvent raisonnablement prétendre à la victoire. Aux States , les 150 joueurs ont une chance, ou presque ! La plus petite baisse de régime se paie donc cash. Il suffit d’un ou deux mauvais trous et vous êtes aussitôt largué au classement

Comment s’est passée votre adaptation à la vie made in USA ?

Ce n’est pas toujours évident ! Il y a des moments de solitude et de lassitude. Sur le circuit européen, on voyage d’un pays à l’autre. Les cultures, les paysages, la nourriture changent chaque semaine. Aux States , tout se ressemble : les hôtels, les gens, les tournois. J’ai, par exemple, l’impression de manger chaque jour la même chose ! Mais, bon, je ne me plains pas. J’ai la chance de me retrouver dans la D1 du golf mondial et de vivre pleinement mon rêve de gosse. J’essaie de savourer."

Vous êtes donc optimiste pour la suite de l’année  ?

Oui. J’ai de bonnes sensations. Le fait de ne pas passer le cut au Masters a été une déception. Mais je suis en phase d’apprentissage. Les parcours américains sont particuliers, notamment au niveau des greens. Les grains sont différents. Il faut s’habituer. Depuis ma victoire en Ryder Cup face à Tiger, tout le monde s’imagine que je rentre tous mes putts. Mais je suis 150e du PGA Tour dans ce secteur du jeu ! J’attends le déclic. Il faut que je retrouve la bonne dynamique, cet état d’esprit conquérant d’avant la Ryder Cup. En sport, le mental joue un rôle essentiel. Je suis sûr que l’ambiance dans le vestiaire des Diables Rouges n’est pas la même aujourd’hui qu’il y a un an

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