Nicolas Colsaerts entame sa saison 2012 ce jeudi en Afrique du Sud, dans le cadre du Volvo Golf Champions, disputé sur le parcours de Fancourt. Soit un links de 7271 yards (par 73) comprenant 5 par 5, créé en 2000 et dessiné par Gary Player dans un décor exceptionnel, particulièrement difficile à jouer dans le vent vu l’étroitesse des fairways.

Cette épreuve, dotée de 2 millions d’euros, réunit 35 joueurs ayant remporté un tournoi la saison dernière, ou ayant déjà glané au moins dix titres sur l’European Tour depuis le début de leur carrière. On y retrouvera dès lors de nombreux joueurs de renom, tels les Sud-Africains Charl Schwartzel (vainqueur du Masters 2011), Louis Oosthuizen (vainqueur du British Open 2010), Ernie Els et Retief Goosen (double vainqueur de l’US Open), Darren Clarke (vainqueur du British Open 2011), Padraig Harrington (double vainqueur du British Open), entre autres.

Colsaerts, qui participe à ce "Volvo Golf Champions" grâce à son succès au... Volvo Open de Chine l’an dernier, est "fit and well" pour défier ce beau monde sur un parcours qui, a priori, lui convient comme un gant. Il sort en tout cas de deux semaines d’entraînement intensif à l’île Maurice, en compagnie de Michel Vanmeerbeek (coach technique) qui a pris le relais de son fils Richard (coach physique). "Il a réalisé de nombreux exercices très physiques, dans un esprit "commando", mêlant musculation, cardio et "cross-fit" (haltérophilie, porter des sacs de sable, etc.), le tout en lien avec son swing et sa concentration" nous commente son manager Vincent Borremans. "Directement après ses exercices, il devait par exemple réaliser une séance de putting, avec de nouveaux exercices de musculation à la clé en cas de putt(s) raté(s)...".

Bref, l’heure n’était vraiment pas à la détente dans le resort paradisiaque d’Anahita. La saison 2012, année de Ryder Cup, s’annonce en effet comme très importante pour le n°1 belge, actuellement 76e au ranking mondial.

"Nous n’avons pas fixé d’objectifs en termes de place, que ce soit au classement mondial ou dans un Major", poursuit M. Borremans. "Le but est avant tout d’encore améliorer son fond de jeu et de progresser, surtout dans les gros tournois. On considère souvent que Nicolas est un joueur "agressif". Ce qui est vrai sur les par 5, qu’il peut facilement atteindre en deux coups, vu la longueur de son drive. Par contre, il ne prend généralement pas beaucoup de risques sur les par 3 et les par 4, en choisissant souvent de jouer milieu de green, surtout dans les moments décisifs d’un tournoi. Et ce malgré un jeu de "fers" exceptionnel, tant en longueur qu’en précision. C’est à ce niveau qu’il peut encore le plus progresser, en allant chercher les drapeaux pour se donner plus d’occasions de birdies..."

C’est en effet à cette condition que le jeune ucclois, désormais âgé de 29 ans, passera un cap supplémentaire dans sa carrière, à savoir atteindre le Top 50 mondial, synonyme notamment de qualification automatique dans les quatre tournois "Majors" de l’année.

En attendant, Colsaerts a une belle carte à abattre en Afrique du Sud, avant d’enchaîner par trois tournois dans les Emirats Arabes (Abu Dhabi, Qatar et Dubaï), tous dotés de plus de 2 500 000$. En cas de grosse performance lors de l’un de ses quatre premiers tournois, Colsaerts sera qualifié pour l’Accenture Match-Play Championship, réunissant le Top 64 mondial à Dove Mountain (Etats-Unis) du 22 au 26 février. " C’est notamment pour cela qu’il était important que Nicolas soit prêt dès le début de la saison ", souligne M. Borremans. " Physiquement et techniquement, il respire la forme. S’il retrouve rapidement son niveau de compétitivité de l’an dernier, on le retrouvera au top dans l’un ou l’autre de ces premiers tournois... ".

A voir dès ce jeudi du côté de Fancourt, où Colsaerts disputera sa première partie de l’année en compagnie du jeune prodige néerlandais Joost Luiten.