Grand Chelem 2021, clap, deuxième ! C’est sur le légendaire parcours Ocean Course de Kiawah Island, près de Charleston en Caroline du Sud, que débute, ce jeudi, le PGA Championship. Et qu’on se le dise : les favoris se bousculent sur le tee n°1 avec, en première ligne, un certain Rory McIlroy.

Après une longue traversée du désert, le champion nord-irlandais a renoué avec la victoire, voici dix jours, à Charlotte. Son dernier titre remontait au WGC de Shanghaï en novembre 2019 ! «C’est vrai, j’ai traversé quelques périodes de doute ces derniers mois. J’ai voulu suivre l’exemple de Bryson DeChambeau en accélérant mon swing au drive pour gagner de la distance. Mais j’ai perdu tous mes repères. Là, je suis revenu à mes classiques. Et j’ai bien meilleures sensations » confie Rory qui travaille désormais avec Pete Cowen, l’un des coachs les plus réputés et expérimentés des Etats-Unis.

Il n’en fallait pas davantage, en tout cas, pour que McIlroy redevienne aussitôt le chouchou des bookmakers. Le links de Kiawah Island lui convient, il est vrai, comme un gant. C’est là qu’il avait d’ailleurs remporté en 2012 ce même PGA Championship. Dessiné le long de la mer, dans un cadre magique, l’Ocean Course (par 72) est un « monstre » de 7202 mètres. Il n’y pas plus long dans l’histoire des Grands Chelems. C’est dire s’il faudra soigner ses drives pour toucher les greens en régulation. Et à ce petit jeu, un McIlroy en confiance peut s’avérer redoutable, tout comme les grands frappeurs américains (Dustin Johnson, Justin Thomas, Jordan Spieth, Bryson Dechambeau, Collin Morikawa, Xander Schauffele, Tony Finau, Brooks Koepka,..) ou internationaux (Jon Rahm, Viktor Hovland, Marc Leishman, Hideki Matsuyama,…)

Bonne nouvelle : Thomas Pieters et Thomas Detry seront aussi de la fête. Absents au Masters d’Augusta, ils se sont qualifiés pour ce deuxième Major 2021 grâce à leur fragile présence dans le Top 100 mondial. Et l’occasion est évidemment belle de marquer de bons points, au propre comme au figuré.

Depuis le début de l’année, les deux champions belges alternent les prestations mi-figue mi-raisin. Mais ils attendent, l’un et l’autre, un vrai déclic. A l’aube du début de la saison des grands tournois sur l’European Tour, cette promotion américaine tombe donc à point nommé. On sait que Pieters apprécie beaucoup ces parcours US longs et exigeants. Et on sait que Detry, malgré son manque d’expérience à ce niveau, a également le jeu pour performer dans des conditions difficiles. Pour nos duettistes, la clé sera de faire preuve de régularité et de garder la tête froide après un éventuel double bogey. Dans un Grand Chelem, la gestion des émotions est souvent essentielle. Et ce n’est pas toujours le point fort des deux Thomas !