Quand le "Tigre" n'est pas là...

Golf

Miguel Tasso

Publié le

Quand le "Tigre" n'est pas là...
© AP

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ! En l'absence de Tiger Woods, convalescent de son opération au genou, cette 137e édition du British Open, qui se disputera de jeudi à dimanche, dégage un parfum étrange venu d'ailleurs. Traditionnellement, le n°1 mondial fait, il est vrai, figure d'unique grand favori à la veille d'un tournoi du Grand Chelem. Cette fois, c'est la bouteille à encre tant les candidats à la victoire se bousculent sur le practice du Royal Birkdale, près de Liverpool. Dans l'absolu, voilà qui rend l'Open plus ouvert que jamais...

Le Royal Birkdale (par 70 de 6 541 mètres) est un links certifié conforme, véritable joyau de la Couronne. Plat comme une planche à fromage, dessiné sur les dunes, il recèle néanmoins mille et un pièges, surtout si le vent est de la partie. Le rough est impitoyable, les bunkers ont des allures de cratères lunaires et les greens cachent de subtiles pentes, aussi difficiles à décrypter qu'un accord gouvernemental en Belgique ! Bref, ce parcours anglais est dans la pure tradition de ce tournoi allergique à toute senteur forestière...

On se souvient que, l'an passé, à Carnoustie, Padraig Harrington avait remporté l'épreuve lors d'un improbable playoff face à Sergio Garcia, longtemps leader. C'était la première victoire européenne dans un "Major" depuis 1999 et le succès de Paul Lawrie dans ce même "British".

L'Irlandais rêve du doublé. Mais une blessure au poignet pourrait freiner ses ambitions. Hier, sa participation était même mise en doute. Sera-ce la chance de son rival espagnol, qui court toujours derrière un premier sacre en Grand Chelem ? Pas évident ! La liste des prétendants est longue. Aux habituels ténors (Mickelson, Furyk, Scott, Els, Goosen, Ogilvy, Stricker, Westwood, Rose, Poulter, Donald, Jimenez,...) s'ajoutent des outsiders aux dents longues, comme l'Anglais Ross Fisher ou le Nord-Irlandais Graeme McDowell, brillants lors des derniers tournois de l'European Tour.

Sur ce links diabolique, il est évident que les conditions météorologiques joueront un rôle essentiel. Les prévisions parlent d'un temps typiquement britannique avec des averses et du vent. Voilà qui promet ! En fonction des baromètres, certains trous sont de véritables monuments. On pense au n°6, un par 4 de 456 mètres avec un green surélevé ou au "finishing hole" (par 4 de 432 mètres) qui pourrait bien servir de juge de paix.

Créé en 1889, le Royal Birkdale a déjà accueilli sept British Open, couronnant des champions comme Arnold Palmer, Peter Thomson, Johny Miller, Tom Watson ou Mark O'Meara. Il a aussi été le théâtre de deux Ryder Cup, en 1965 et en 1969. Il s'agit donc d'un lieu mythique du golf mondial. Il ne reste plus à présent aux joueurs qu'à improviser le scénario et à faire honneur au "Tigre" absent...

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