Le n°1 mondial du golf ne sait pas s’il accepterait une nouvelle invitation du président des Etats-Unis.

En attendant la reprise des compétitions officielles, prévues en juin aux Etats-Unis, le n°1 mondial Rory McIlroy participe, ce dimanche, à un tournoi exhibition avec Dustin Johnson, Rickie Fowler et le jeune prodige Matthew Wolf (à suivre en direct sur Eurosport à partir de 20h). Cette compétition caritative se disputera sur le parcours du Seminole GC, à Palm Beach Gardens (Floride), et permettra de récolter de l'argent pour pour la Fondation des infirmières et infirmiers américains.

Voilà plus de deux mois que le champion nord-irlandais, installé aux USA depuis le début de l’année, n’a plus disputé la moindre épreuve. Et, de son propre aveu, le golf lui manque. « J’ai hâte que le PGA Tour recommence et de retrouver les copains et l’ambiance du circuit» a-t-il confié, conscient qu’un retour à la normale serait encore long.

Le premier tournoi du circuit US est programmé du 11 au 14 juin, lors du Charles Schwab Challenge, au Texas. McIlroy participera, dans la foulée, au RBC Heritage et au Travelers Championship avec l’intention d’asseoir son statut de number one. « Le golf à huis clos, c’est évidemment très particulier. L’atmosphère ne sera pas la même. Mais je crois que la qualité du golf ne sera pas différente et que le spectacle sera au rendez-vous pour les téléspectateurs…»

Rory McIlroy, qui a rarement sa langue en poche, en a profité pour égratigner, au passage, la politique de Donald Trump avec qui il avait, en 2017, partagé une partie amicale de golf. «Je sais qu’à l'époque ma démarche avait suscité des critiques. Mais il me parait normal d’accepter une invitation de la Maison Blanche. D’ailleurs, cette journée m’avait plu. Cet homme dégage un évident charisme. Mais cela ne veut pas dire que je partage toutes ses idées. Nous vivons actuellement une période très spéciale et très sérieuse. Et je n’aime pas trop qu’on politise cette crise comme un outil de campagne. L’entendre dire que les Etats-Unis réalisent le plus de tests au monde, comme s’il s’agissait d’un concours, n’est pas très opportun. Je pense qu’il faut faire preuve de davantage de diplomatie. »

A la question de savoir s’il rejouerait éventuellement avec le président, McIlroy a répondu avec humour : « Probablement pas. Après ce que je viens de dire, je ne sais d’ailleurs pas s’il me le proposera!"