Plus rien n’arrête Thomas Detry ! Grâce à sa deuxième place de dimanche au Celtic Classic (European Tour), le joueur bruxellois de 27 ans occupe désormais le 75e rang au classement mondial et n’est plus qu’à deux longueurs de son pote Thomas Pieters, actuel n°1 belge. Il y a un an à peine, il naviguait aux alentours de la 160e position du ranking !

Certes, le protégé de Jérôme Theunis et de Michel Vanmeerbeek court toujours derrière sa première victoire sur le premier circuit européen. Au Pays de Galles, il a, une nouvelle fois, dû se contenter du statut de dauphin. C’est forcément un peu frustrant. Mais il est écrit que le titre tant espéré est au coin de la rue. C’est juste une question de patience.

A l’heure de décrypter son dernier tournoi, Thomas avait d’ailleurs toutes les raisons d’être très satisfait. Il a terminé à 16 sous le par en faisant preuve d’une exceptionnelle régularité. Une statistique vaut mieux que tous les discours : il n’a concédé que deux bogeys sur 72 trous. « Je suis en confiance et je touche bien la balle. Je me laisse des chances de birdies sur la plupart des greens. C’est un signe très positif » explique-t-il.

Cette régularité chronique est son grand point fort. « Il l’avait déjà dans les compétitions de jeunes» rappelle son papa Armand. C’est le fruit d’un jeu très complet, sans point faible. «Il possède un arsenal de coups très large. En outre, c’est un garçon intelligent qui apprend très vite et qui sait corriger les plus petits réglages. Et il a encore une petite marge de progression dans la plupart des secteurs. C’est très important pour la suite » ajoute Jérôme Theunis.

En attendant, Detry a déjà son ticket pour le wagon de première classe. Il pointe désormais à la 13e place de la « Race to Dubai », équivalent de l’ordre du mérite européen. Et puis, surtout, il s’apprête à disputer son premier tournoi du Grand Chelem. En assurant le Top 10 à l’UK Swing (la série de six tournois organisés actuellement en Angleterre), il a scellé sa qualification pour l’US Open qui se déroulera du 17 au 20 septembre sur le parcours du Winged Foot GC, à New York. « Jouer un Major, c’est un rêve de gosse qui se concrétise » s’exclame-t-il, des étoiles dans les yeux.

Avec son staff, Thomas va pouvoir bien préparer cette pendaison de crémaillère dans la cour des grands. A priori, le parcours new yorkais, parkland dessiné à l’ancienne, convient plutôt bien à son jeu. Un bon résultat pourrait parfaitement lui permettre de faire son entrée dans le Top 50, sésame pour franchir les portes de tous les grands tournois mondiaux.

On n’en est pas encore là. Mais la mécanique est lancée. Sans mot dire, sans bousculer personne, Detry gravit les échelons un à un. Il sait parfaitement ce qu’il veut et où il va. A terme, c’est sur le PGA Tour - la Champions League du golf mondial - que l’ancien étudiant de l’Université de l’Illinois rêve de s’installer.

Et quelque chose nous dit que Padraig Harrington, capitaine de l’équipe européenne de Ryder Cup, suit ses performances de plus en plus attentivement dans le cadre de l’édition de septembre 2021, à Whistling Straits (Wisconsin). Que de chemin parcouru depuis les premiers swings effectués à la fin des années nonante sur le parcours de Sept Fontaines à Braine-l’Alleud…