ÉCLAIRAGE

Après avoir raté son premier grand rendez-vous de la saison en avril au Masters d'Augusta, où un dernier tour décevant (75) lui permit seulement d'accrocher une modeste 15e place, Tiger Woods ne domine plus de manière insolente le circuit américain. Pire: il n'a plus remporté le moindre tournoi depuis le 23 mars à Orlando.

S'il s'est imposé à trois reprises depuis le début de la saison, le tenant du titre à l'US Open ne sort plus désormais ses griffes qu'avec parcimonie: il n'a disputé que sept tournois sur le PGA Tour 2003, ainsi que l'Open d'Europe à Hambourg, où il termina 29e, à un coup de... Nicolas Colsaerts!

Déjà deux fois lauréat (en 2000 et 2002), Tiger Woods ne peut désormais plus se cacher sur le parcours de l'Olympia Fields, à Matteson, dans l'Illinois, où débutera ce jeudi cette deuxième levée du Grand Chelem. Dans une épreuve qui a souri à 17 reprises aux Américains lors des vingt dernières éditions, il doit vaincre, afin de démontrer à ses principaux adversaires qu'il reste le maître incontesté des fairways.

Gaucher ou droitier?

Des adversaires parmi lesquels on peut citer ses compatriotes Davis Love III (trois victoires cette saison, dont le Players Championship) ou Phil Mickelson, même si ce gaucher semble de plus en plus promis à un rôle d'éternel second. Le gaucher canadien Mike Weir, vainqueur du Masters, et le Fidjien Vijay Singh, qui ont déjà dépassé tous deux la barre des 3 millions de dollars de gain cette année sur le PGA Tour, ne doivent pas non plus être écartés.

De son côté, le Sud-Africain Ernie Els, qui a déjà remporté deux fois l'épreuve (1994 et 1997), n'est pas au mieux, ses dernières apparitions sur le circuit européen ou sur le PGA Tour ne se soldant plus que par des places d'honneur.

Côté européen, il faut remonter à l'année 1971 pour retrouver la trace d'un lauréat à l'US Open. Soit l'Anglais Tony Jacklin. L'Ecossais Colin Montgomerie fut quant à lui bien près d'entrer à son tour dans l'histoire mais, maudit, tomba deux fois en play off! L'US Open se dispute, il est vrai, dans des conditions très américaines, avec des parcours conçus sur mesure pour les indigènes: fairways étroits, rough très épais à la limite du tolérable, greens très rapides. Ce qui sera encore bien sûr le cas cette année.

© Les Sports 2003