Golf

Le golfeur américain a remporté, à 35 ans, son premier Grand Chelem malgré le retour de Brooks Koepka.

On le pensait fragile mentalement. Mais il a tenu. Et de quelle façon. Très solide dans tous les compartiments du jeu, l’Américain Gary Woodland a remporté, sans trembler, la 119è édition de l’US Open qui s’est disputée sur le parcours de Pebble Beach, en Californie. C’est sa première victoire dans un tournoi du Grand Chelem, où il n’avait jamais encore terminé dans le Top 10. «Il y avait forcément de la pression lors du dernier tour. Mais j’avais de bonnes sensations. Et j’ai pu compter sur l’aide de mon caddie qui m’a donné de bons conseils dans les moments décisifs, notamment sur le trou n°14, un par 5 où il m’a encouragé à prendre un risque et utiliser mon bois 3 en deuxième coup » confie le joueur du Kansas.

En vérité, Woodland était sur un petit nuage. Sur le 17, il n’hésita pas à « chipper » sur le green pour sauver un par compromis et, au 18, il termina sur un birdie en rentrant un putt improbable. Du grand art !

La performance de Woodland est d’autant plus remarquable qu’il avait à ses trousses deux des meilleurs joueurs du monde. L’Anglais Justin Rose, qui partageait sa partie, fut le premier à plier en concédant trois bogeys (12, 13 et 15). Mais Brooks Koepka, lui, était en mode chasseur. Lorsqu’il signa quatre birdies sur ses cinq premiers trous, on pensait l’Américain capable de revenir et, même, d’écrire l’histoire en remportant son troisième US Open consécutif. Mais à force d’attaquer en permanence, il commit logiquement l’une ou l’autre erreur. A ce niveau, le parcours de Pebble Beach, balisé par un rough dantesque, ne pardonne rien. Alors qu’il était revenu dans la roue de Woodland, le n°1 mondial concéda deux bogeys (trous 8 et 12) qui, in fine, firent la différence. Woodland remporta le tournoi à 13 sous le par, Koekpa termina à -10.

C’est la cinquième victoire américaine d’affilée à l’US Open. C’est aussi le quatrième succès US consécutif dans un Major après Brooks Koepka (PGA 2018 et 2019) et Tiger Woods (Masters 2019). Rory McIlroy espérait hisser le drapeau européen au mât de Pebble Beach mais, une fois encore, il craqua lors du dernier tour. Un double bogey sur le deuxième trou ruina d’entrée ses espoirs et son moral. Décidément, le champion nord irlandais a un problème avec la dernière droite dans les Majors.