Circulez, il n'y avait rien à voir

Inodore, insipide et incolore fut ce match entre deux équipes peu inspirées et commettant de nombreuses erreurs techniques sur un synthétique, il est vrai, facétieux : le nul était logique pour ses deux formations déjà en hibernation

CHRISTOPHE BLAIVIE

LÉOPOLD

1-1

LOUVAIN

Inodore, insipide et incolore fut ce match entre deux équipes peu inspirées et commettant de nombreuses erreurs techniques sur un synthétique, il est vrai, facétieux.

Dans une première mi-temps où nous ne relèverons que deux pc aussi tardifs que stériles pour le Léo (31e et 35e), nous fûmes heureusement baignés par une belle lumière automnale. Un vol d'oies sauvages vrilla même le ciel

Passons directement à la seconde période que l'on attendait beaucoup plus animée. L'espoir fait vivre, dit-on, et tandis que Bob Maroye compatissait à notre désarroi journalistique, les deux équipes commencèrent à chauffer après un bon quart d'heure. Antoine Denis transperça les lignes adverses mais pécha dans la finition (51e). A la 55e, Nicolas Renaer, dans l'axe, trouva Jean Collin qui mit pour la première fois Peeters à contribution. Arc-boutés en défense, les Louvanistes attendaient le contre. Sur l'un d'eux, Jean Collin put décocher un tir vicieux d'un angle fermé mais Peeters veillait de nouveau au grain.

La partie semblait devoir se solder sur un nul blanc, c'est alors que le coup de théâtre survint. Sur coup franc dévié par un pied louvaniste, Antoine Denis trouva l'ouverture que l'on n'attendait plus, 67e (1-0). Alors que le Léo aurait dû préserver ce score Arsenal, Louvain égalisa à la 69e sur tip-in de Tom De Keyser sur un essai de Thierry Renaer.

Un partout, score logique pour une partie qui ne restera pas gravée dans les annales.

© La Libre Belgique 2000