Une attente lourde de conséquences

Cela doit être l'une des plus grandes fêtes que le hockey belge ait jamais connues. Pourtant, à 18 mois du coup d'envoi, une incertitude que l'on peut qualifier d'inquiétante plane encore au-dessus de cet événement mondial : la Belgique organise en 2002 le Champion's Trophy à Bruxelles. Mais...

RENAUD HERMAL

Cela doit être l'une des plus grandes fêtes que le hockey belge ait jamais connues. Pourtant, à 18 mois du coup d'envoi, une incertitude que l'on peut qualifier d'inquiétante plane encore au-dessus de cet événement mondial.

Il y a un peu plus de deux ans, la Fédération internationale de hockey octroyait l'organisation du Champion's Trophy à la Belgique, alors candidate à la Coupe du monde. Le Champion's Trophy est en quelque sorte un Masters regroupant les meilleures équipes du monde. La Belgique se voyait ainsi récompensée de ses efforts et surtout de sa volonté de créer un tournoi de top niveau en ses frontières avec le secret espoir de populariser ce sport encore trop renfermé sur lui-même. Le challenge proposé était extrêmement intéressant et surtout passionnant. Patrick Serruys fut nommé directeur du tournoi, à charge pour lui de créer son équipe d'organisation.

Les premiers travaux furent encourageants et tout semblait avancer dans le bon sens. Il y a deux mois, la première tuile tomba: l'équipe nationale féminine décida de ne pas se présenter au tournoi en raison d'un niveau sportif beaucoup trop faible par rapport à l'élite mondiale. Soit.

Quelques semaines plus tard, une autre nouvelle tomba: Damien Thiery, responsable du marketing, démissionna quelque temps après le trésorier. Patrick Serruys perdit ainsi deux pions. A 18 mois du coup d'envoi, perdre son trésorier n'est pas dramatique, explique-t-il. Ce qu'il l'est plus, c'est le marketing. Cela constitue une perte de temps importante. Je suis actuellement en négociation avec d'autres personnes susceptibles de trouver des sponsors. Selon les conseils d'Alain Courtois, j'ai rencontré une personne qui s'est occupée de l'Euro 2000. Elle doit me donner une réponse définitive pour la première semaine de janvier. Sans quoi Le directeur du tournoi démissionnera à son tour; ce qui constituerait un coup d'arrêt terrible! Le budget est de 26,5 millions, poursuit Patrick Serruys. Je ne veux pas assumer une telle perte. Je me vois mal me promener dans les clubs avec le sentiment que les gens pensent que je suis responsable d'un trou dans le budget fédéral de 20 millions. Toutefois, je vous assure que je reste optimiste. Il y a beaucoup de chance que cela s'arrange.

En attendant, on n'ose craindre le pire. Car la Belgique ne possède pas beaucoup de solutions alternatives.

© La Libre Belgique 2000