Grande première pour l'Ombrage

Après la remontée attendue du White Star la semaine dernière, le hockey bruxellois a de nouveau été à la fête dimanche avec la première promotion de l'Ombrage parmi l'élite. Une montée qui vient récompenser tout un groupe, comme nous l'explique le coach woluwéen, Philippe Simar.

Jean-François Jourdain

Après la remontée attendue du White Star la semaine dernière, le hockey bruxellois a de nouveau été à la fête dimanche avec la première promotion de l'Ombrage parmi l'élite. Une montée qui vient récompenser tout un groupe, comme nous l'explique le coach woluwéen, Philippe Simar.

«Je suis arrivé il y a deux saisons, à sept matches de la fin, alors que le club était avant-dernier. Finalement, nous avons évité les barrages grâce à une meilleure différence de buts. La saison dernière déjà, nous avions joué la montée, mais notre deuxième tour n'avait pas confirmé le premier. Nous avions dû nous contenter d'un barrage contre le Wellington, perdu deux fois par le plus petit écart. Cette saison, j'y ai toujours cru. Certes, nous avions un moment donné huit points d'avance sur l'Old Club et celui-ci est revenu à égalité en faisant un sans-faute, mais il est très difficile de soutenir ce rythme.»

L'ancien joueur de l'Orée (il y joua 12 ans en division 1) et de Woluwe avait terminé sa carrière de joueur avenue Parmentier sous l'ère Yetty Krick avant de retourner avenue des Grands Prix coacher son club d'origine... une aventure qui prit fin abruptement après huit mois, malgré une 3e place à l'époque. Qu'est-ce qui fait la force de l'Ombrage? «Nous avons une équipe de têtes. La plupart poursuivent des études universitaires, ce qui nous vaut régulièrement des absences pour cause d'Erasmus, par exemple. Notre gardien, Thierry Lequint, est un des cinq meilleurs de Belgique, mais, déjà médecin et étudiant en chirurgie orthopédique, il ne peut se consacrer à 100pc à son sport. Notre penalty corner est très correct, avec les deux frères Guillaume et Tanguy Devolder. Nous avons aussi Quentin Hamoir, un très fin joueur, roi de la passe décisive, qui provoque un nombre incalculable de pc. Et en défense, une tour nommée Frédéric Frans. Mais c'est surtout l'esprit de groupe qui nous fait gagner: ce sont des copains qui prennent plaisir à jouer ensemble depuis des années. Deux d'entre eux, Thierry Lequint et Bruno Van Hecke, ont d'ailleurs encore connu... la division 4! Il ne faut pas oublier non plus le responsable de notre préparation physique, Frédéric Fronville, le travail à l'entraînement de Patrick Van Strydonck en collaboration avec moi, et de notre manager Luc Lequint, véritable homme à tout faire du club.»

Et maintenant? «On va évidemment essayer de se maintenir, d'autant que la D 1 pourrait être plus faible la saison prochaine. Mais avec la grosse majorité du noyau actuel et peut-être quelques renforts ciblés. Et peut-être de nouveaux départs en Erasmus...»

© Les Sports 2005