Un aller-retour pour l'Héraklès?

Il est de longues histoires qui se terminent tristement. C'est ce que doivent se dire joueurs et dirigeants de l'Héraklès qui, depuis la double journée, savent que leur club, qui militait depuis un quart de siècle en division 1, évoluera l'an prochain dans l'antichambre de l'élite.

Fabrice Melchior

Il est de longues histoires qui se terminent tristement. C'est ce que doivent se dire joueurs et dirigeants de l'Héraklès qui, depuis la double journée, savent que leur club, qui militait depuis un quart de siècle en division 1, évoluera l'an prochain dans l'antichambre de l'élite. La politique axée en début de saison sur les jeunes, manquant d'expérience mais pas de talent, n'est sûrement pas étrangère à cette relégation. «Cette situation est triste», explique Patrick Hens, président sportif du club. «D'autant plus que cela fait plus de 25 ans que nous évoluions en division 1. Selon les infrastructures et le nombre de membres du club, nous méritons notre place en D 1. Mais notre dégradation est un fait sportif, et il faut accepter cela. Il n'y a rien à reprocher aux joueurs. Nous espérons simplement restreindre à sa plus simple expression le temps qu'on passera en D 2, et donc faire l'aller-retour.»

Une surprise en Coupe?

L'an prochain, Jérémy Schuermans ne pourra pas aider régulièrement son club à remonter, puisqu'il passera un an d'études à Barcelone et jouera avec le RC Polo. Mais y aura-t-il une saignée dans l'effectif dirigé cette année par Jean Willems, dont le baptême du feu en tant que coach ne se sera pas révélé fructueux? «Les joueurs sont très solidaires. Selon les premiers échos que j'ai eus, il n'y aura pas de grande débandade. C'est vrai qu'on a suivi une politique de jeunes, que nous ne voulons pas remettre en question. Nous ne voulons pas payer des joueurs. Si nous devons passer un an en division 2 à cause de cette politique, on payera le prix. C'est reculer pour mieux sauter. Il faut voir le côté positif de chaque chose. On pourra continuer à intégrer nos jeunes. Cela donnera peut-être un nouvel élan au club. Cette année, nous avons manqué d'efficacité, notamment sur pc. Mais les jeunes s'améliorent en acquérant de l'expérience, et deviendront plus efficaces au fil des années! Il ne faut pas oublier qu'en trois ans on a perdu Reckinger et de Chaffoy. Avec eux, on aurait peut-être pu jouer les premiers rôles...»

S'il faut laisser le temps au temps, Patrick Hens note que son club a raté les matches importants cette année. «On a disputé quelques mauvais matches. Chaque club peut invoquer des fautes d'arbitrage ou des blessures, mais on ne doit s'en prendre qu'à nous-mêmes! On a raté le coche à Nivelles (1-1), où on méritait à peine le match nul. Nous sommes passés à côté face aux concurrents directs, comme le Wellington. Sur cette base, notre avant-dernière place est justifiée. En tout cas, on n'a rien à reprocher à Jean Willems. Ce ne serait pas correct de lui imputer nos mauvais résultats.»

La saison n'est pas terminée pour l'Héraklès. Ce soir, les champions de Belgique 1998 se déplaceront au Léopold pour les quarts de finale de la Coupe de Belgique avec l'espoir de créer la surprise. Et dimanche, le Waterloo Ducks viendra clôturer la saison dans la banlieue anversoise. «En Coupe, on aura une belle carte à jouer», conclut Patrick Hens. «Si on réalise un exploit, il y aura peut-être quelque chose à fêter en fin de saison...»

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